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Le blog du Lycée de Coubanao

Communauté Rurale de Coubalan

 

II. PRESENTATION DE LA COMMUNAUTE RURALE

2.1 Généralités

2.2. Caractéristiques physiques

2.2.1. Situation géographique

 

Située dans la partie Sud de l'arrondissement de Tenghori dans le département de Bignona, région de Ziguinchor, la Communauté Rurale de Coubalan est limitée à l'Est par la Communauté Rurale de Ouonck, à l'Ouest par la Communauté Rurale de Niamone, au Nord par la Communauté Rurale de Tenghory et au Sud par le fleuve Casamance.

 

Elle comprend 13 villages: BOULINDIEN, BOURECK, BOUTOLATE, COUBALAN COUBANAO, DIOUBOUR, DJIGOUNOUM, DJILACOUNE, FINTHIOCK, HATHIOUNE, MANDOUARD, NIANDANE, TAPILANE

La Communauté Rurale de Coubalan couvre une superficie de 216,06 km2. La densité moyenne est de 80 habitants au Km2. Les superficies cultivables sont de 19.106 ha. C'est la plus petite Communauté de l'arrondissement au point de vue superficie. 

 

Carte Administrative de la communauté rurale de Coubalan
2.2.2 Relief et sols

 

Son relief est plat et constitué de vastes plaines et de grandes vallées propices à l'agriculture et à l'élevage. La géomorphologie présente des sols de plateaux, des terrasses (sols ferralitiques, ferrugineux) et des rizières près des estuaires et le long des cours d'eau, caractérisées par des sols hydromorphes riches, propices à la culture du riz, et des sols halmorphes.

Les sols argileux représentent 40 % alors que les sols sablo- argileux avec 60% constituent la partie dominante réservée à la culture de l'arachide, du mil, du maïs etc.

 

2.2.3 Climat et pluviométrie

 

Le climat de type tropical, subguinéen est caractérisé par une longue saison sèche d'octobre à mai et une saison de pluies sur quatre mois et demi. La moyenne annuelle des températures se situe, environ à 27 °c avec une amplitude thermique de 22°c. Au mois de janvier, le thermomètre se situe à 20°c pour aller jusqu'à 37°c au mois d'avril. On remarque une faible influence de l'harmattan et de l'alizé.

 

La tendance de la pluviométrie qui était à la baisse en 1997 a amorcé une reprise ces trois dernières années. En 1998, la moyenne pluviométrique était de 1153 mm de  hauteur d'eau obtenue entre 55 et 77 jours.

 

Tableau 01: Pluviométrie de 2000 à 2009

Années

Hauteurs

(en mm)

Nbre de jrs

 
 

2000

1185

68

 

2001

1124,9

69

 

2002

930,5

48

 

2003

1130,8

76

 

2004

965,5

63

 

2005

1103,8

66

 

2006

1091,9

60

 

2007

835,3

62

 

2008

1503,8

80

 

Sept 2009

1108,4

56

 

 

Source: CADL Tenghory, 2009

 

2.2.4 Végétation

 

La couverture végétale est assez dense. Elle est caractérisée par la présence de plusieurs espèces dont le fromager, le caïlcédrat, le baobab, le linké, le santan, le palétuvier, le palmier à huile, le Kad, le venne et d'autres arbustes tels que les lianes. Une bonne partie de la forêt classée des Kalounayes se trouve dans la Communauté Rurale de Coubalan.

 

2.3. Données démographiques

 

La Communauté Rurale de Coubalan compte 17.600 habitants répartis dans 13 villages sur une superficie de 216,06 km2.

 

Tableau n°2récapitulation de l'effectif de la population de la C.R

N

Villages officiellement reconnus

 

POPULATION

Nombre de carrés

Nbre d’hts

H

F

T

1

BOULINDIEN

803

118

250

435

34

2

BOURECK

1152

300

500

352

82

3

BOUTOLATE

149

40

56

53

16

4

COUBALAN

3503

898

1149

1456

189

5

COUBANAO

3907

847

1939

1121

220

6

DIOUBOUR

677

215

252

210

26

7

DJIGOUNOUM

1737

532

591

614

65

8

DJILACOUNE

1100

346

400

354

135

9

FINTHIOCK

2340

491

794

1055

118

10

HATHIOUNE

1020

210

400

410

72

11

MANDOUARD

240

60

96

84

16

12

NIANDANE

755

45

135

575

31

13

TAPILANE

217

27

45

145

29

Total

13

17600

4129

6607

6864

1033

 

Source : CR Coubalang 2

 

2.4. Zonage

 

Le zonage est une phase importante dans tout processus de planification. Il permet de subdiviser une entité perçue comme un tout en plusieurs sous entités homogènes. Le zonage trouve sa pertinence dans le fait qu’il permet à travers des critères d’homogénéité  et de différenciation, de voir les zones ayant des traits communs au plan physique, démographique et socio-économique pouvant impulser un développement  harmonieux et équilibré.

 

Sur la base des critères précités, la Communauté Rurale de Coubalan a été divisée en 3 zones pour un total de 13 villages.Les villages centres ainsi que la composition de chaque zone, figurent dans le tableau ci-dessous.

 

 zones

villages

village centre

Zone (Coubalan)

Coubalan, Djiguinoum, Djilacoune, Niandane, Dioubour

Coubalan

Zone (Boureck)

Boureck, Mandouard, Boutolatte, Boulindieng

Boureck

Zone (Coubanao)

Coubanao, Tapilane, Hathioune, Finthiock

Coubanao

 

III. ANALYSE DIAGNOSTIQUE

3.1. Secteur primaire

3.1.1. Agriculture

3.1.1.1. Les terres de culture

 

Dans la Communauté rurale de Coubalan, les superficies cultivables s'élèvent à 19.106 ha dont la superficie occupée par les forêts est non encore disponible. La superficie cultivée est estimée à 2.258 ha.

 

3.1.1.2 Les cultures pratiquées

 

a)    Les cultures vivrières

Elles sont surtout dominées par la riziculture pratiquée dans les vallées. Le riz n'est pas commercialisé dans cette zone, en raison de son caractère sacré. Il est intimement lié à la vie socio culturelle du Diola.

En général, les variétés de riz pratiquées dans cette zone sont au nombre de 3:

 

-          les variétés de plateaux communément appelés "pan- pan";

-          les variétés de cuvettes moyennes;

-          les variétés des rizières profondes à cycle long.

Mais, depuis la baisse de la pluviométrie avec son corollaire la salinité des vallées, l'Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA), a mis sur pied des variétés hâtives comme Dj8- 341, 144B9. On peut noter aussi les variétés tolérantes au sel comme Rock 5, les Tox et les Wards.

Les autres cultures vivrières pratiquées restent le mil, le sorgho, le maïs, le haricot et les tubercules.

 

b)   Les cultures rentières

Les cultures rentières sont dominées par la culture de l'arachide, les cultures maraîchères et les cultures fruitières.

Pendant longtemps, la culture commerciale de l'arachide était dominante dans cette C.R comme dans la plupart des zones du département de Bignona. Mais, avec la suppression, en 1980, du programme agricole qui permettait de soutenir la culture de l'arachide par la fourniture du matériel et des intrants agricoles aux producteurs, la culture du riz et des autres céréales prend nettement le pas sur celle de l'arachide. On note par ailleurs, la pratique de la culture des pastèques, du sésame, du tabac et des tournesols. Mais ces pratiques culturales sont encore timides.

 

Les cultures maraîchères sont très peu pratiquées malgré les atouts importants dont dispose la C.R de Coubalan notamment les sols adaptés et l'abondance en eaux. La sous-exploitation du maraîchage s'explique en partie par la précarité des blocs maraîchers (manque de grillage, manque de matériel et d'intrants) et par les difficultés de commercialisation liées, entre autres, à la saturation du marché et à l'enclavement de la zone.  Par ailleurs, il convient de souligner que la filière horticole est peu organisée.

 

L'arboriculture reste dominée par des agrumes et des manguiers. Mais, ce sont surtout les manguiers qui dominent dans cette zone en cette matière. On trouve bien des variétés comme le Kent, le keitt (très grande taille et mure en pleine saison), l'Amélie (boule et de petite taille), l'irwin (étalé- nain et à maturité précoce), l'early Gold (boule petit et à maturité précoce), tomy atkins (grande taille et mure en pleine saison) et les mangues pêches (pêche1, 2 et 3). Le Kent et le keitt sont de plus en plus d'une grande importance en termes de superficie.

Cependant, ce sous- secteur de l'agriculture reste encore confrontée à des contraintes certaines dont le manque de moyens de conservation et de transformation d'une part et les problèmes d'écoulement liés à la saturation du marché local et à l'enclavement de la zone, d'autre part.

 

Aussi, les arbres fruitiers comme les manguiers doivent être, nécessairement, reformés et améliorés pour produire des fruits à même d'être exportés. Les arbres fruitiers, apparemment, en nombre suffisant, sont encore en quantité moindre par rapport à certaines zones de la région de Ziguinchor, voire du département de Bignona.

 

On note par ailleurs une percée réelle de la plantation de l'anacardier mais qui demeure confrontée aux problèmes d'écoulement à cause, surtout, de la saturation du marché local et international.

 

3.1.1.3. Les facteurs de production

 

  • Ø  Matériel agricole

On peut estimer qu'il existe en moyenne une paire de bœufs, une charrue et un semoir dans une famille sur 10 (dix).

La traction bovine est assez développée dans la Communauté Rurale. Le labour à l'aide d'instruments traditionnels est encore abondant. Les familles qui ne disposent pas de paire de bœufs et de charrues se rabattent sur celles qui en ont pour labourer leurs champs.

 

  • Ø  Les semences

Depuis la suppression de la distribution des semences à crédit, il n'est pas facile d'avoir des données statistiques fiables. Les enquêtes effectuées sur les semences personnelles n'ont pas donné de résultats nous permettant de quantifier le volume de semence par culture dont dispose la communauté. Il y a lieu de signaler au passage qu'il n'existe pas un secco de semences sélectionnées en arachide où les paysans peuvent s'approvisionner.

 

 

  • Ø  Fertilisation des sols

La fertilisation des sols dans la zone se fait par la fumure organique et par les engrais chimiques.

Mais l'utilisation des engrais chimiques est limitée par le coût jugé élevé par les paysans, certaines mentalités fondées sur le sacré (les engrais chimiques tuent les chenilles aors qu’elles seraient source de fécondité pour les rizières) et l'absence de système d'approvisionnement à crédit.

 

Tableau n°3 : synthèse des contraintes et hypothèses de solutions de l’agriculture

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Salinisation des rizières

Baisse de la pluviométrie

Avancée de la langue salée

Réduction des surfaces rizicoles

Baisse de la production

-          Construction de digues anti-sel et des digues de rétentions des eaux

Baisse des rendements agricoles

Non maîtrise des techniques de production

Manque d’intrants            (engrais, équipements)

Attaque des insectes

Faibles des productions et des rendements

 

-          Encadrement des producteurs

-          Acquisition d’intrants de qualité

-          Acquisition d’équipements agricoles modernes (tracteurs…)

Divagation du bétail

Non maitrise du bétail

Pratique de l’élevage de prestige

Gasspillages des produits et cutltures

Conflits entre agriculteur et éleveur

Aménagement de parcours du bétail et application des textes

Problème d’accès au crédit

Manqué d’information

Rétissence face au crédit

Problèmes d’achat de produits phytosanitaire et de matériels agricoles neufs

Mise en place de fonds d’appui ou ligne de crédit pour les paysans 

 

Accès difficiles aux semences et intrants

Manque d’appui et de subvention

Faiblesses des rendemenents et

 

Faciliter l’accès aux intrants et aux matériels

Pauvreté du sol

Surexploitation des terres

Problèmes d’autosuffisance alimentaire

Fertilisation des sols en utilisant des produits

 

3.1.2. Elevage

 

Il constitue dans cette zone comme un peu partout dans la région une activité complémentaire à l'agriculture. Les ressources en eau et en pâturage donnent à cette zone une vocation agro- sylvo- pastorale certaine. Toutes les filières peuvent s'y développer: bovine, ovine, caprine, porcine, l'apiculture en passant par l'aviculture moderne.

 

Les potentialités sont donc énormes dans cette C.R, pour un développement de l'élevage. En effet, le cheptel est riche et varié. On y trouve le taurin de race ndama, au rang des bovins. Il est trypanotolérant, très prolifique et possède de bonnes aptitudes bouchères.

 

On y rencontre également les petits ruminants de race Djallonké et les porcins. Ce type d'élevage est pratiqué par des populations de religion chrétienne et animiste. Il conserve encore un aspect traditionnel avec une faible amélioration sur le plan génétique.

 

L'aviculture reste encore traditionnelle même si on constate une tentative de modernisation.

 

S'agissant de l'apiculture, la C.R de Coubalan est une zone à vocation apicole indéniable, en raison de la qualité et de la quantité de la flore mellifère. Il existe d'ailleurs une miellerie à Dioubour.

 

Les équidés notamment les ânes et les chevaux, sont en nombre très réduit. Ils sont essentiellement utilisés pour la traction. 

 

Le développement de l'élevage dans la C.R de Coubalan souffre quand même des pratiques traditionnelles et de son caractère extensif. En effet, les facteurs les plus contraignants au développement de l'élevage dans cette collectivité locale restent d'ordre sanitaire et nutritionnel.

 

La situation est préoccupante surtout pour les petits ruminants qui connaissent un taux de mortalité important. Les affections les plus meurtrières sont la peste et les pneumopathies. Le parasitisme a aussi une forte incidence sur la productivité des troupeaux.

 

Les contraintes d'ordre nutritionnel tiennent du fait que les systèmes alimentaires dépendent essentiellement des parcours naturels dont les ressources utilisables connaissent une variabilité saisonnière. Il est rarissime que le paysan ou l'éleveur achète du fourrage pour ses animaux.

 

Les difficultés pathologiques et alimentaires pèsent d'avantage sur le couple mère/ veau. On observe un arrêt de la production du lait en période sèche et un allongement de l'intervalle entre vêlages.

Aussi, les pratiques d'élevage s'adaptent difficilement aux évolutions récentes du milieu qui souffre de multiples agressions (déboisement, baisse de la fertilité des sols etc.) et du contexte de production.

 

Pour ce qui est de l'abreuvement, comparativement aux autres C.R, la situation est satisfaisante dans l'ensemble, bien qu'il existe des problèmes à résoudre surtout pendant la saison sèche. Les eaux de ruissellement qui constituent des mares servant de point d'eau tarissent dès février.

 

Pour résoudre les problèmes d'alimentation et d'abreuvement, la culture fourragère mérite d'être introduite, la lutte contre les feux de brousse pour le maintien du tapis herbacé et le fonçage de puits pastoraux s'imposent.. Par ailleurs, il est nécessaire de procéder à l'amélioration de la race si l'on veut développer l'élevage. Il faut souligner que cette activité est encore timide dans cette C.R même si les populations se disent intéressées. La gestion du troupeau demeure encore irrationnelle. Les bêtes ne sont ni reformées ni améliorées.

 

Sur le plan de l'organisation, on assiste de nos jours à une gestation d'organisations d'éleveurs. Mais, cela suppose une restructuration totale du système. Actuellement la pratique ne facilite pas la tâche. Les animaux (bovins) sont confiés à un berger peulh à qui le lait sert de rémunération. Le vol de bétail de plus en plus fréquent, est une des contraintes au développement de l'élevage dans la C.R de Coubalan

 


Tableau n°4 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions de l’élevage.

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Alimentation et abreuvement difficiles pendant la saison sèche.

Fourrages rares

Assèchement des mares

Manque d’ouvrage agropastoral

Faible productivité du cheptel

Bétail fragile

-          Construction d’abreuvoirs

-          Construction de bassins de rétention

-          Fourniture en aliments de bétail en saison sèche

Mauvaise prise en charge sanitaire du cheptel

Absence d’agent vétérinaire

Vaccination et dépistage non assurés

Fréquence des épidémies

Perte en têtes de bétail (bovin, porcin)

-          Affectation d’un agent vétérinaire dans la CR

-          Formation d’auxiliaires en élevage

-          Subvention des médicaments

-          Tenue de 2 séances de dépistage par an

-          Mise en place de parc à vaccination

Vol et divagation du bétail

Absence de parcours et insécurité

Perte et réduction du bétail et conflit entre agriculteurs et éleveurs

Sensibilisation des éleveurs

Mise en place de comité de surveillance

Création de fermes modernes pour le parqage des animaux

 

3.1.3. La pêche

 

a)    Pêche artisanale

Malgré l'existence d'énormes potentialités halieutiques, la pêche reste un secteur inorganisé dans la C.R. Cette situation est due au sous-équipement des pêcheurs accentué par sa pratique occasionnelle. L'organisation des pêcheurs et leur équipement constituent une préoccupation des populations. La pêche est une activité secondaire.

 

b) Pêche industrielle

Ce type de pêche n'est pas possible dans la C.R de Coubalan. La zone n'est traversée que par le fleuve Casamance avec des marigots.

 

Tableaun°5 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions de la pêche.

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Faiblesse des équipements et logistiques de pêches

Manque de moyens financiers

Manque d’organisation des pécheurs

Revenu faible

Production faible

Insécurité en mer

Equipement des pêcheurs en:

-          Pirogues motorisées,

-          Matériel (signal, compact, extincteur, boite à pharmacie, gilet de sauvetage…)

-          Identification et professionnalisation des pécheurs

Baisse de la production

Non respect des mailles

Baisse de la pluviométrie

Non respect du repos biologique

Non diversification des techniques de pêche

Surexploitation des ressources halieutiques

Baisse des revenus

Baisse de la qualité du niveau de vie

 (Malnutrition)

Pauvreté des plats

Pas de reproduction des poissons

Respect de la réglementation des mailles

Surveillance des côtes

Observation du repos biologique

Formation en technique d’aquaculture

Pratique de la pisciculture

Enclavement

Etat défectueux des pistes de production

Déplacement difficile

Difficultés d’écoulement des produits

Construction de pistes de production

Disparution de la mangrove

Coupe abusive de palutiviers

Pratique illégale de péche

 Rareté du poisson et d’espèces animales vivant dans cet environnement

Reboisement de la mangrove

 

Sensiblisation sur l’importance de la biodiversité

 

3.1.4. L’agro-foresterie

 

L'exploitation forestière porte non-seulement sur la récolte des fruits mais aussi sur le bois de chauffe. La récolte des fruits forestiers est une activité essentiellement féminine et juvénile. Mais ce sont surtout les femmes qui s'illustrent dans le secteur. Elle est une activité génératrice de revenus très importante. Les fruits récoltés sont vendus sur l'axe routier Ziguinchor- Bignona- Dakar et au niveau du port de Ziguinchor. L'exploitation du bois de chauffe est faite soit pour les besoins domestiques soit pour les besoins de commerce. La commercialisation du bois de chauffe est le domaine des hommes qui le vendent sur place et dans les centres urbains, notamment à Ziguinchor.

 

L'exploitation du charbon de bois a connu une croissance fulgurante. C'est ici le lieu de souligner que l'exploitation du bois de chauffe et du charbon de bois était, durant ces dix dernières années, une activité entreprise par les Peuls ressortissants de la République de Guinée. Mais de nos jours, on remarque qu'elle est quasiment exercée par les populations locales, autochtones de la zone.

 

Ce qui ne manque pas d'entraîner une pression forte sur les ressources naturelles.

Par ailleurs, il convient de souligner que la région de Ziguinchor est théoriquement fermée à l'exploitation forestière notamment la coupe du bois. Par conséquent, toutes les coupes faites dans un but spéculatif sont frauduleuses.

Par ailleurs, on note l'existence d'une scierie dans la Communauté Rurale (scierie de Kaffoye)

 


Tableau n°6 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions de l’agro-foresterie
Contraintes
Causes
Conséquences
Hypothèses de solutions

Dégradation des ressources forestières

Baisse de la pluviométrie

Exploitation abusive de certaines espèces

(Palmiers, mangrove)

feu de brousse

Désertification

Disparition de certaines espèces

Diminution de la faune

Reboisement

Réglementation de l’exploitation des ressources forestières et de la mangrove

Expérimentation de la plantation de bois d’œuvre

Implication de tous les acteurs locaux dans la gestion de la foret

Pratiquer le pare-feu

Mise en place de comités de vigilance.

Problème de commercialisation et d’écoulement des produits

Manque de moyens

Accès difficile à certaines zones

Mauvaise état des routes

Pourissement de la production

Diminution des prix

Augmentation du chomage

Aménagement des pistes de production

Construction de magasin de stockage et d’une unite de transformation et de conservation

 

 

3.2. Le secteur secondaire

 

Ce secteur comprend les activités liées à l'industrie, à l'artisanat, aux mines et à l'énergie.

 

3.2.1. L’artisanat

 

L'artisanat est de type traditionnel et peu organisé. On trouve des menuisiers, des maçons, des forgerons, des peintres décoratifs, des teinturiers, des couturiers, des charpentiers, des mécaniciens de cyclomoteurs, des vanniers, des tisserands, des transformateurs de produits locaux, des fabricants de savon et bougies, des potiers, des sculpteurs etc.

 

Les artisans exercent individuellement ou collectivement (Coopérative, GIE, Groupement). Parmi ceux-ci, peu restent connus des services compétents et agissent dans le secteur informel.Qui plus est, presque la totalité de ces artisans sont sous-équipés et ne sont pas formés de manière à être plus compétitifs.

Par ailleurs, le marché dans la plupart des cas est très étroit.

Tableau n°7 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions de l’artisanat

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Absence d’appui et d’encadrement

Manque d’organisation

Manque de financement

Faiblesse de la production

Fermeture ou exil de certain atelier

 

-          Organisation des artisans en GIE

-          Formation des artisans

-          Construction d’un centre artisanal

-          Facilitation de l’accès au crédit aux artisans

Difficultés d’écoulement des produits

Manque de matière première

Manque d’information de la clientele

Manque de formation en marketing

 

Des produits bazardés
Abandon de la profession d’artisan

Détérioration des produits invendus

-          Augmentation de la durée de la saison touristique

-          Construction de centres artisanaux témoins

-          Amélioration de la qualité des produits.

-          Formation en marketing pour l’écoulement des produits

 

3.2.2. L’industrie

 

L ‘activité industrielle est quasi inexistante dans la CR. Les seules unités de transformation qui existent se résument à des décortiqueuses à riz et des moulins à mil. Le tissu des unités de transformation (moulins, décortiqueuses) doit être renforcé par la dotation des villages qui n’en disposent pas.

 

Pourtant les potentialités ne manquent pas. Le grand potentiel de la CR en fruits fait penser que l’installation d’unités de transformation permettra la diversification de l’arboriculture ; mais aussi de créer des emplois non agricoles.

 


Tableau n°8 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions de l’industrie

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Tissu industriel inexistant

Absence d’investissement

Manque d’énergie

Enclavement

Un taux de sans emplois élevé

Exode rural

-          Installation d’une unité de transformation et de conservation des produits locaux

-          Création de PME

Insuffisance du matériel d’allégement des travaux domestiques

Faiblesse des moyens financiers

Manque d’organisation au niveau local

Les femmes consacrent trop de temps aux travaux ménagers

Perte de temps

-          Installation de décortiqueuses et moulins

-          Organiser les femmes en GIE pour faciliter l’accès au crédit

 

3.2.3. L’énergie et les mines

 

Le tissu énergétique reste faible dans La C.R, du fait de l'absence d'une usine de production. Cependant, la situation énergétique est caractérisée par l'existence de quelques sources telles que l’énergie solaire, pas suffisamment exploitée, le pétrole lampant pour l'éclairage domestique, le gaz butane et les combustibles ligneux beaucoup plus utilisés.

 

Toutefois, l'énergie solaire n'est pas suffisamment exploitée, le gaz butane connaît une pénétration encore timide dans la consommation locale des ménages, due essentiellement à la pauvreté et les combustibles ligneux trop sollicités.

La ligne électrique encore en installation, à destination du village de Koubanao, risque de laisser bien des villages en rade.

 


Tableau n°9 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions de l’énergie et mines

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Restriction du réseau électrique

Inaccécibilité de certaines zones

Pouvoir d’achat faible (chéreté de la facturation)

Insécurité (augmentation du vol de bétail)

Difficultés d’installation d’unités industrielles et de conservation des produits

-          Extension du réseau électrique

 

-          Installation de panneaux solaires

 

-          réduction de la facture ou le paiement imestrial 

Exploitation abusive des carrières

Absence de réglementation

Risque d’avancée de la mer

-          Concertation entre la CRD et le service des mines pour une bonne gestion des carrières

Risque d’accident lié aux poteaux électrics

Poteaux en mauvais état

Vétusté des poteaux

Accident grave et méme mort d’hommes

Dommage materiel de ménage

-          Renouvellevent des poteaux haut tension en Poteau de ciment ou fer

 

3.3. Le secteur tertiaire

3.3.1. Le tourisme

 

Un seul campement touristique reconnu existe dans la C.R, celui du village de Coubalan. Sa capacité d'accueil est très limitée (41 lits). Qui plus est, son architecture (il n'y pas de réfectoire et la disposition des chambres ne permet pas une très grande intimité etc.) ne favorise pas un agréable séjour des pensionnaires.  

De nos jours, beaucoup de villages s'affairent autour d'activités touristiques avec la construction de maisons d'accueil qui reçoivent de manière occasionnelle des visiteurs. C'est le cas des villages de Djilacoune, Finthiock et Koubanao.

 

Toutefois, ces infrastructures ne sont pas encore reconnues comme campements touristiques par les services compétents. La C.R de Coubalan a beaucoup de potentialités dans ce domaine, malgré la crise que traverse le secteur dans la région naturelle de Casamance liée au conflit armé qui y sévit depuis bientôt 26 ans. Parmi elles, on peut citer les sites importants, la proximité de la zone des centres urbains, la sécurité dans la zone, les richesses culturelles etc.

 

Tableau n°1O : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions du tourisme 

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Difficultés de promouvoir davantage le tourisme

Destination mal vendue

 

Taux de remplissage faible des établissements touristiques

 

-          Promotion de la destination

-          Education et sensibilisation des populations pour sécuriser les touristes

-          Implication des locaux dans les excursions

-          Création d’un site Web pour vendre la destination

Problème d’insécurité

Crise casamançaise et ses séquelles

Moins de tourists

Trop peu de visiteurs

-          Faire revenir la sécurité dans la zone

-          Accélérer le processus de paix

Manque de guides touristiques professionnels

 Secteur non formel (informel)

Perte de clients potentials

Réduction des emplois

-          Formation des gérants en marketing touristique

-          Formation des guides touristiques

-          Implication des privées dans le capital du tourisme

-          Réfectionner les campements

-          Création d’un site web pour mieux vendre l’image de Coubalan

 

3.3.2.   Le commerce

 

Le Commerce dans la Communauté rurale de Coubalan porte sur les denrées de premières nécessités et sur les produits agricoles entendus d'une manière large (les produits de pêche, d'élevage, d'exploitation forestière, et ceux provenant des cultures céréalières et horticoles). Ces produits sont vendus frais ou transformés.

 

On note également les produits artisanaux. et le matériel didactique notamment une papeterie dans le village de Koubanao. .

Les acteurs du commerce sont constitués de commerçants détaillants pour les denrées de premières nécessités (sucre, savon, riz, huile, pétrole lampant etc.). La majorité de ces commerçants opèrent dans l'informel. Ils ne sont pas inscrits au registre de commerce.

 

Celui formel concerne les commerçants ayant un registre de commerce. Ce secteur reste encore timide malgré une percée remarquable des populations de la zone. En effet, aujourd'hui sur environ 48 boutiques que compte la Communauté Rurale, seules 16 sont répertoriées sur le registre de commerce. Le commerce dans la C.R de coubalan porte sur les denrées de premières nécessités sur d'autres produits comme le matériel didactique.

 

Les commerçants exercent individuellement ou collectivement sous la forme de GIE.

Si, jusque dans les années 80, le commerce était essentiellement tenu par les ressortissants guinéens, aujourd'hui on trouve bien des autochtones qui s'adonnent à cette activité (ces derniers représentent la majeure partie des commerçants qui exercent dans le formel). 

 

Il convient par ailleurs, de faire remarquer que le commerce reste encore peu développé. Les boutiques existantes ne disposent pas d'importants stocks de produits du fait des moyens financiers insuffisants et surtout du fait de l'enclavement.

 

Il n'y a pas de marchés journaliers encore moins de marchés hebdomadaires dans la communauté même dans les autres Communautés rurales voisines.  Les produits de la zone sont écoulés au près des marchés de Bignona et de Ziguinchor (surtout au port).

 

L'état peu avancé des activités commerciales dans la Communauté Rurale de Coubalan s'explique aussi par la défectuosité des pistes de production et des routes départementales reliant la zone aux centres urbains. L'état de pauvreté qui affecte les personnes de la zone en est également une contrainte.

 

Tableau n°11 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions du commerce

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Difficultés d’écoulement 

 

 

Enclavement de la zone

Pas de lieu d’échange

Chéreté des produits

Des échanges faibles entre villages

 

-          Désenclavement de la zone

-          Création d’un marché hébdomadaire

-          Construction de magasins de stockage

Difficultés d’approvisionnement

Coût transport élevé

Manque de magasins d’approvisionnement et de stockage

Routes en mauvais état

Mauvaise circulation des biens et services

Arret des activités économiques

-          Installation de magasins d’approvisionnement

-          Bitumer les routes et créer des pistes de production

Difficultés de conservation

Production non diversifiée dans la zone

Manqué de moyens de conservation des produits pourrissables

Perte de erchandises

Vente sans bénéfice

-          Construction d’une unite de transformation et de conservation des produits

Chéreté des produits à la base

Pas de concertation

Manque d’organisation

Diversité des prix

Et risqué de problème en les commerçants

-          Créer un syndicat

-          Formation des producteurs

-          Création d’un comité d’uniformisation des prix

 

3.3.3.  Epargne et crédit

 

Dans la C.R de Coubalan, on note deux institutions financières décentralisées à savoir la CREC (caisse rurale d'épargne et de crédit) de Coubalan appuyée par le PAARZ et le GEC Sof lit de Koubanao appuyé par ACRA. Ces deux institutions ont suivi deux processus différents dans leur mise sur pied.

 

Le GEC soflit de Koubanao, a une capacité financière importante, une capacité de gestion financière et administrative avérée. Cela s'explique essentiellement par le nombre important de formations reçues et organisées par l'ONG ACRA et par la dotation en fonds.

Il convient ici de préciser que ces institutions sont la propriété des sociétaires. Des conditions précises existent pour l'accès. Chaque institution a sa propre politique de crédit. L'administration de ces institutions est assurée par des organes dirigeants. La gestion quotidienne est dévolue à des gérants secondés par des aides gérants.

 

Toutefois, ces institutions connaissent des facteurs limitants. D'abord, jusqu'ici aucune d'elles n'a l'agrément délivré par le Ministère de l'Economie et des Finances. Ce qui les empêche de réaliser certaines opérations.

 

Tableau N° 12 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions de l’épargne et crédit

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Lenteur de la procédure d’obtention du crédit

Manque

d’informations

Plétore de dossiers

Réduction des possibilities d’accès u crédit

-Formation et suivi de l’accrédité

- Allégement du processus d’obtrention du crédit pour faciliter l’accès à tous

Accès difficile au crédit

Taux d’intérêt élevé

Eloignement des institutions financières

Difficultés de financement et de création d’AGR

-          Encourager l’épargne

-          Baisse des taux d’intérêt

-          Réduction de la périodicité de délibération

 

3.3.4. Transport et communications

 

Les voies de communication dans la C.R de Coubalan sont constituées du réseau routier, du réseau fluvial et des télécommunications.

 

3.3.4.1 Le transport

 

a)    Le réseau routier

Il se caractérise dans la C.R de Coubalan par une insuffisance de routes carrossables entraînant l'enclavement de bien des zones de production agricole mais aussi de nombreux villages surtout pendant l'hivernage et par conséquent un blocage dans la circulation de produits agricoles sur le marché intérieur.

Ce réseau se compose de routes dites nationales, régionales départementales et rurales. Si les premières relèvent de la compétence de l'Etat central, les deux dernières sont de la compétence des collectivités locales notamment de la Région et de la Communauté Rurale.

 

Les routes rurales comprennent donc les routes régionales et départementales. La Communauté Rurale de Coubalan est traversée par les routes départementales 209 reliant Koubanao - Bignona via Tenghori, (22 km) et 211 reliant Tobor et Ndiéba (44 km ).

Ces deux routes font partie du réseau classé. Les routes non-classées ou rurales de la C.R de Coubalan sont :

 

- Djilacoune                               Départementale 211;

- Djiguinoum                              Boutolatte;

- Coubalan                                Mandouar;

- Dioubour                                 Boureck;

- Finthiock                                 Départementale 209;

- Hathioune                               Départementale 209;

- Dioubour                                Départementale 209;

- Boureck                                  Départementale 209;

 

Il convient, ici, de souligner que ces routes rurales qui relèvent de la compétence exclusive de la Communauté Rurale de coubalan, sont dans un état de délabrement sans précédent. Cette situation rend quasi-inaccessibles des villages de l'intérieur à l'image de Boutolatte, Boureck et MandouarI, surtout en saison pluvieuse.

 

b)   Le réseau fluvial

La C.R de Coubalan se situe au nord de la région de Ziguinchor tout au long du fleuve Casamance. Bien des villages de cette collectivité locale se situent à quelques encablures du fleuve Casamance qui constitue une voie de communication encore sous exploitée pour la circulation des biens et des personnes.


c) Moyens de transport

Les moyens de transport existants dans la Communauté Rurale de Coubalan restent composés de taxis brousse, faisant la navette entre les villages et les centres urbains (Ziguinchor et Bignona), de mobylettes et de vélos.

 

Les taxis brousse appartiennent pour la plupart à des personnes habitants ou ressortissants de la zone. Les rotations journalières des taxis brousse entre les villages qui empruntent la départementale 211 pour la ville de Ziguinchor et celle de Bignona s'élèvent à deux (2 ) au minimum et à cinq ( 5 ) au maximum. 

 

Sur le plan fluvial, les moyens de transport restent dominés par la pirogue. On note, de nos jours, que l'axe Kamossor (Niandane) - Agnack, se fait encore en pirogue. Les axes fluviaux Hathioune- Baghagha, Coubalan- Ziguinchor, Djilacoune- Ziguinchor et Koubanao- Sindone ne sont plus fréquentés.

 

3.3.4.2. Les télécommunications

 

Quatre villages  (Coubalan, Finthiock, Hathioune et Koubanao) sur les 13 que compte la C.R, restent desservis en matière de téléphone. La plupart des villages qui remplissent pourtant les conditions exigées par la SONATEL (taille, nombre de demandes etc.) attendent encore leur raccordement au réseau. Le téléphone cellulaire, qui pouvait être une alternative, ne marche pas à chaque fois, faute de réseau.

 

Dans tous les cas, le téléphone fait l'objet d'une forte demande sociale surtout dans les villages qui restent complètement coupés du reste du monde pendant la saison pluvieuse. En plus, aujourd’hui le besoin d’installer d’autres antennes téléphoniques comme Tigo et Expresso, devient une nécessité dans la CR. 

 


Tableau n°13 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions du transport et communication

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Enclavement de la zone

Mauvais état des routes.

Insuffisance des pirogues de desserte

Faiblesse des moyens de transport

Mobilité réduite

Evacuation difficile des malades.

Frein au développement

-          Bitumage de routes

-          Construction et réhabilitation de pistes 

-          Dotation en pirogues de désenclavement

-          Création d’une gare routière communautaire

-          Ouverture de la guérite de Djilacoune

Tarifs de transport exorbitants

Augmentation abusive et unilatérale des prix par les chauffeurs

Mauvais état des routes

Faible mobilité des populations

-          Réglementation de la tarification

-          Désenclavement

Problème de communication

Couverture insuffisante du réseau téléphonique

Absence de radio communautaire

 

Des populations refermées sur elles mêmes

-          Extension du réseau fixe

-          Extension du réseau GSM

-          Création d’une radio communautaire

-          Installation d’antennes Tigo et Expresso

Problème de communication à travers internet

Manque de moyens financiers et de partenaires

Accès difficile à la communication et à l’information dans le monde

-          Création de cybers café dans les villages et dans les écoles

-          Création d’un centre de formation en NTIC 

 


3.4. Le secteur quaternaire

3.4.1. L’éducation et la formation

 

On distingue deux types d'éducation dans la Communauté Rurale: l'éducation formelle et l'éducation non formelle.

 

  • Education formelle 

Elle porte pour l'essentiel sur l'enseignement du français, dispensé sur la base de programmes scolaires définis par le Ministère de l'Education Nationale. Cette éducation peut être analysée sous plusieurs angles: répartition géographique des écoles, état des infrastructures et de leur équipement.

 

La Communauté Rurale dispose de 11 écoles sur les 13 villages qu’elle compte. Les villages de Boutolatte, Tapilane, Dioubour et Mandouar ne disposent pas d'écoles. Les enfants de Boutolatte fréquentent l'école de Boureck, ceux de Tapilane vont à l'école de Hathioune, ceux de Mandouar sont à l'école de Boureck et ceux de Dioubour vont à Niandane. Seules les écoles de Koubanao, Finthiock, Boureck, Coubalan, Djilacoune et Djiguinoum disposent d'un cycle complet.

La C.R compte aussi deux (2) collèges d'enseignement moyen secondaire à Koubanao et 1 école maternelle à Coubalan.

 

Bien des écoles sont construites en ciment et couvertes de tôle. Cependant, on note un nombre croissant d'abris provisoires. Cela est dû au fait que la capacité d'accueil des écoles reste très limiter devant la forte croissance des enfants en âge d'aller à l'école.

 

On note aussi une insuffisance des ouvrages annexes (toilettes, puits amélioré ou robinet, bloc maraîcher ou jardins scolaires, blocs administratifs, etc.) Par ailleurs, les infrastructures scolaires vétustes du reste, demeurent sous-équipées en fournitures et matériels didactiques, même en tables bancs.  Par ailleurs, bien des écoles n'ont pas de clôtures, ce qui constitue une carence notoire pour la sécurité des enfants et des enseignants.

 

Par conséquent, il demeure nécessaire de construire de nouvelles salles de classes, de réfectionner certaines, d'assurer et de garantir la sécurité à l'intérieur et de les équiper. Le taux de scolarisation est très élevé.

 

Toutefois, ce taux de fréquentation dépasse de loin les possibilités d'accueil (classes surchargées - équipement insuffisant). Ce qui entraîne un besoin croissant de salles de classes. A défaut de construire de nouvelles salles de classe, on fait recours à des abris provisoires.

 

Un autre constat, les jeunes filles qui arrivent en classe de troisième au collège d'enseignement moyen secondaire restent en quantité faible par rapport à celles inscrites en première année d’enseignement moyen secondaire. Cette situation trouve son explication dans l'abandon prématuré des études pour cause de grossesse, de mariage ou simplement pour devenir domestiques à Dakar ou en Gambie, afin de subvenir à leurs besoins et ceux de la famille.

 

Une des solutions à cette situation dégradante du reste pour la condition féminine et pour la vie familiale future, pourrait être l'institution de bourses scolaires en faveur des jeunes filles, à partir du CM2. Aussi, la Communauté rurale et les autres acteurs de développement devraient initier une vaste campagne de scolarisation des jeunes filles.

 

  • Education non-formelle 

L'éducation religieuse informelle concerne essentiellement l'éducation religieuse musulmane. Cette forme d'éducation occupe une place non-négligeable dans la communauté. Il y en a cinq (5) en dehors des "Daara" et des écoles arabes. Ce sont des écoles privées.

 

  • La formation qualifiante

On note l'existence d'un centre d'enseignement technique féminin à Koubanao, un centre d'insertion sociale à Djilacoune. On note également un centre d'enseignement moyen pratique à Koubanao. Ce centre reste en léthargie depuis un certain nombre d'années. Sa réhabilitation serait d'un grand apport pour la formation qualifiante des jeunes garçons et filles dans l'artisanat et l'agriculture. En outre la Communauté Rurale de Coubalan compte deux centres d'alphabétisation, à Djiguinoum et à Djilacoune.

 

STableau n°14 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions de l’éducation et de la formation

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

Infrastructures scolaires de mauvaise qualité

Insuffisance de salles de classe

Bâtiments vétustes

Des écoles non clôturées

Insuffisance de partenaires au développement

La sécurité des élèves et enseignants menacée

Mauvaise qualité de l’enseignement

 

-          Construction de murs de clôture au niveau des établissements scolaires

-          Construction de salles de classe

-          Réhabilitation de salles de classe

-          Fonçage de puits équipés de motopompe au niveau des écoles

-          Construction de latrines modernes

-          Construction de logements pour enseignants

Conditions difficiles de travail pour les élèves et enseignants

Effectifs pléthoriques

Manque de table-bancs

Manque d’équipements d’EPS

Hébergement difficile des élèves des deux CEM

Manque de labos, de bibliothèques et de fournitures

Déficit d’enseignants

Existence d’abrits provisoires

Taux de déperdition scolaire élevé

Baisse du niveau d’étude

Performances aux examens moyennes

-          Accroissement des capacités d’accueil

-          Augmentation du nombre de table- bancs

-          Aménagement de terrains d’éducation physique et sportive

-          Construction de centres d’accueil

-          Construction de blocs scientifiques et de bibliothèques

-          Augmentation de la dotation de fournitures scolaires

-          Dotation en matériels informatique

-          Organisation de colonies de vacances pour les élèves méritants

Education préscolaire peu développée

Manque d’infrastructures préscolaires publiques

Eveil intellectuel des élèves du CI peu développé

Problème d’intégration à l’école primaire

-          Construction de cases des touts petits / jardins d’enfants

 

Pratique de l’alphabétisation contraignante

Manque de salles de classe

Manque de matériels didactiques

Taux d’analphabétisme élevé

 Performance faible

-          Construction et équipement de salles d’alphabétisation

-          Prise en charge par l’état des enseignants arabes

 

 


3.4.2. Santé et  action sociale       

 

La couverture sanitaire de la Communauté Rurale est satisfaisante comparativement aux autres communautés :

-          trois (3) postes de santé (Boureck, Coubalan, et Koubanao);

-          huit (8) maternités rurales;

-          sept (7) cases de santé;

-          sept (7) pharmacies villageoises

-          trois infirmiers;

-          vingt deux (22) matrones;

-          treize (13) agents de santé communautaire (A.S.C)

-          une (1) ambulance (poste de Coubalan).

 

Aussi, la médecine traditionnelle est développée à travers toute la C.R. Il y existe des guérisseurs qui ont une renommée aussi bien sur le plan national que international.

 

La conjonctivite, la tuberculose sont les maladies endémiques que l'on rencontre le plus souvent. Les principales maladies auxquelles les populations sont exposées sont entre autres le paludisme, les maladies diarrhéiques, les affections pulmonaires et les infections sexuellement transmissibles. Les deux premières sont les principales causes de mortalité. Elles touchent beaucoup plus les enfants, les femmes enceintes et les vieilles personnes.

 

Dans la dernière décennie, les études ont montré qu'un enfant sur six (6), meurt avant l'age de cinq (5) ans. La mortalité infanto- juvénile reste encore un phénomène important dans la C.R de Coubalan. Les décès sont plus notés pendant la saison des pluies. Au cours de cette période, la garde des enfants est confiée à de petites filles ou de vieilles femmes. Ce qui ne manque pas d'occasionner les risques de maladies ou d'accidents. Une solution à ce fléau pourrait être la construction de garderies d'enfant.

 

L'insuffisance de la couverture sanitaire y est aussi pour quelque chose. A cela s'ajoute le manque de formation des agents, la faiblesse des revenus des populations et le manque d'éducation sanitaire de celles-ci, du sous- équipement des infrastructures sanitaires, des difficultés liées à l'évacuation des urgences vers les structures hospitalières. 

 

A suivre ....

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