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Le blog du Lycée de Coubanao

Communaute Rurale de Ouonck


II. PRESENTATION DE LA CR

 La communauté rurale de Ouonck se trouve dans l’arrondissement de Tenghory et dans le département de Bignona. Elle fait partie de l’une des communautés rurales de la zone des Kalounayes partageant en commun la forêt classée du même nom.

Elle est limitée :

  • o   Au Nord par l’arrondissement de Sindian
  • o   Au sud par la communauté rurale de Coubalan
  • o   A l’Est par le Soungrougou faisant frontière avec le département de Sédhiou
  • o   A l’Ouest par les communautés rurales de Coubalan et Tenghory. 

Le village de Ouonck qui est le chef lieu de la communauté rurale se trouve à 40 km de Tenghory, 43 km de Bignona et 30 Km de Ziguinchor par la route des Kalounayes.

Avec une superficie totale de 28.700 ha, la communauté rurale de Ouonck occupe le deuxième rang sur le plan de l’étendue au niveau de l’arrondissement.

 

2.1 Milieu physique

2.1.1 Relief et sols

 

Le relief est plat avec des plateaux contenant des vallées et des bas-fonds à vocation rizicole.

La partie Est de la communauté rurale située le long du fleuve Soungrougou est caractérisée par des sols à forte teneur en sel.

Par contre les plateaux aux sols sablo-argileux sont favorables à la culture arachidière très développée dans cette zone car se faisant sous forme attelée. D’autres cultures telles que le maïs, le mil, le sorgho, le niébé, le manioc, le sésame, s’y cultivent également.

De manière générale on note une prédominance des terres argileuses sur les terres sablo – argileuses.

 2.1.2 Climat

 

Le climat dans cette zone est de type Soudano – Guinéen avec 2 saisons : une saison de grandes pluies qui peut durer six (O6) mois (juin à Novembre ) et une saison sèche qui est un peu plus longue.

Durant la saison sèche les températures peuvent parfois atteindre des proportions assez élevées (35 à 40 °C) avec des vents ayant des directions multiples (Est – Ouest, Nord, Ouest).

 

2.1.3 Végétation et  Evolution de la pluviométrie

 

La végétation est caractérisée par l’abondance du tapis végétal avec des espèces diverses : de grands arbres comme les fromagers, les caïlcédrats, les baobabs, le Venn (qui fait l’objet d’un pillage systématique), le linké (en voie de disparition) et des arbustes composés de Nger, de lianes, etc. A cela s’ajoute, les palmiers et les rôniers qui occupent une place importante dans la vie des habitants des cette communauté rurale.

La mangrove est présente le long du fleuve et souffre beaucoup des coupes abusives de a part des populations (principale matière première utilisée pour le plafonnage).      

 

Tableau 01 : Pluviométrie de 2000 à 2009

Années 

Hauteurs(en mm)

Nbre de jrs

 
 

2000

1185

68

 

2001

1124,9

69

 

2002

930,5

48

 

2003

1130,8

76

 

2004

965,5

63

 

2005

1103,8

66

 

2006

1091,9

60

 

2007

835,3

62

 

2008

1503,8

80

 

Sept 2009

1108,4

56

 

   Source : CADL Tenghory, 2009

La pluviométrie dans la communauté rurale de Ouonck a évolué en dents de scie au cours de ces dix dernières années. Elle est relativement bonne jusqu’en 2001 avant de  connaître une forte baisse en 2002. La moyenne pluviométrique de cette communauté rurale est de 1167,82 mm au cours de ces dix dernières années.

 

Mise à part l’année 2OO8, la pluviométrie, lors des dix (1O) dernières années, a baissé par rapport à la norme qui varie entre 14OO et 15OO mm dans la zone sud.

Face à ce déficit, de nouvelles espèces (plus adaptées) comme le sésame ont été introduites dans la zone de Kalounayes.

 

2.1.4 Ressources en eau

 

Dans la communauté rurale de Ouonck, l’hydrographie est constituée d’eaux de surface principalement caractérisées par le fleuve Soungrougou dans la partie Est, et  d’eaux souterraines matérialisées par la nappe phréatique.

 

Le réseau fluvial du Soungrougou avec ses nombreux affluents sillonne beaucoup de village de la  communauté rurale. Malheureusement, la langue salée a connu de nos jours une avancée très importante dans tous ces villages situés le long du fleuve. Ce qui a entrainé une grande réduction des superficies cultivables au cours de ces dernières années.

 

La nappe phréatique varie entre 10 à 20 mètres dans les parties hautes et entre 5 à 10 mètres dans les parties basses.

Avec la rareté des pluies, les marres temporaires sont quasi inexistantes.  

 


2.1.5 Tableau 2 : Synthèse des potentialités et contraintes naturelles

 

Atouts

Contraintes

Solutions

Bonne pluviométrie

Diversité espèces forestières

Existence mares et marigots

Nappe phréatique peu profonde

Sols fertiles

Disparition du tapis herbacé

Ensablement mares et marigots

Salinisation des terres

Coupe abusive des arbres

Feux de brousse

Erosion hydrique

Construction d’ouvrages anti sels et de rétention d’eau

Lutte contre les feux de brousse

Réglementation de la coupe des arbres

 

2.2 Milieu humain

2.2.1 Structure de la population

 

La communauté rurale de Ouonck a une population totale avoisinant les 10 544 hts dont 5702 femmes soit 54%. Elle est composée en majorité de Diolas (95 %) auxquels s’ajoutent les mandingues (03%) et quelques minorités ethniques telles que les peuhls (02%). Toutes ces ethnies vivent en parfaite harmonie dans un esprit de solidarité, d’entraide et  de convivialité.

 

2.2.2 Mouvement de la population

 

La communauté rurale de Ouonck à l’image de toutes les collectivités locales est frappée par un phénomène migratoire qui se situe à deux niveaux : les déplacements temporaires et les déplacements définitifs. Ce dernier demeure le cas de migration le plus important.

Avec une population composée en majorité de Diolas, la communauté rurale de Ouonck offre un ensemble de villages qui vivent en parfaite harmonie. La proximité de Sédhiou, terre des mandingues a entraîné de profonds changements sur le plan  socioculturel (excision, fanting : répartition du travail entre hommes et femmes dans l'exploitation agricole familiale,…).

Les Diolas de cette zone des Kalounayes sont surnommés diolas « mandinguisés » par leurs homologues pour dire qu’ils ont subi l’influence mandingue.

Les conflits inter-populations sont toujours réglés par un conseil des anciens qui veille à la vie normale dans la communauté rurale et à la préservation des liens sociaux et même familiaux entre les populations.

 

2.3 Zonage

 

La communauté rurale de Ouonck  est subdivisé en quatres zones que sont :

  • Ø  La zone de Ouonck composée de six (O6) villages : Ouonck, Congoly, Balandine, Babatte, Djiguinoume, Boulandor ;
  • Ø  La zone de Souda regroupant cinq (O5) villages : Souda, Santack, Maracounda, Diagho, Diagour ;
  • Ø  La zone de Ndiéba avec huit villages : Ndiéba, Sindialon, Mandouard II, Ndiagne, Bouyale, Djinoubor, Djitougounone, Bouhinor ;
  • Ø  La zone de Kigninding composée de quatre villages : Kigninding, Oufoulo, Togho, Djicoutang.

 

 


III. BILAN DIAGNOSTIC 

3.1 Analyse par secteur

3.1.1 Secteur primaire

3.1.1.1 Agriculture 

 

A l’instar des zones rurales sénégalaises, l’agriculture est la principale activité dans la Communauté Rurale de Ouonck. L’agriculture occupe une importance stratégique dans l’économie locale de la communauté rurale de Ouonck. Elle mobilise plus de 90% des populations et assure l’essentiel des produits de consommation.

Le système de production est de type traditionnel. L’agriculture est tributaire de la pluviométrie et bénéficie de terres cultivables importantes. 

 

Les agriculteurs de la communauté rurale sont sous équipés. Le matériel agricole reste circonscrit au «Kadiandou». S’agissant de la main-d’œuvre, un facteur de production tout aussi important, elle connaît une baisse continue due à l’exode vers les zones urbaines comme Ziguinchor, Dakar, Bignona, etc..  Ceci influe directement sur le niveau de la production.

 

A ces difficultés, s’ajoute la mauvaise qualité des semences due au  non traitement et aux conditions aléatoires de conservation.  Par ailleurs, l’utilisation des engrais minéraux ou de produits phytosanitaires n’est pas chose courante. En effet, l’engrais organique est utilisé comme substitut au minéral.

 

Les difficultés relatives aux facteurs de production conjuguées à l’avancé de la langue salée ont engendré des problèmes qui ont pour noms : faiblesse des rendements, baisse de la production, réduction des surfaces cultivables.

 

A côté de l’agriculture pluviale, le maraichage est développé dans la plupart des villages de la communauté rurale à travers l’exploitation de périmètres maraichers souvent tenus par des femmes. Malgré leur dynamisme, les femmes sont confrontées aux problèmes suivants : manque d’eau dû à l’assèchement des puits en saison sèche, mauvaise qualité des semences utilisées, insuffisance du matériel maraîcher. Cette liste ne peut être close sans soulever l’épineux problème de l’écoulement de la production maraîchère. Les établissements hôteliers constituent le seul marché potentiel de la zone.

 

Le sous- secteur de l’agriculture souffre de multiples problèmes. Les contraintes et les axes de solutions sont synthétisés dans le tableau suivant :

 

Tableau 3 : synthèse des principales contraintes

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse¹ de solutions

-       Accès difficile aux intrants et matériel agricole

-       Insuffisance des terres cultivées

-       Divagation du bétail

-       Accès difficile à la terre (femmes)

 

 

-       Manque de moyens

-       -Déficit pluviométrique

-       Pas de magasins de stockage (sécurisation de la semence)

-       -Salinisation des terres

-       Régénération de la forêt occupant des terres cultivées

-       Manque d’espace de pâturage

 

-       Vétusté matériel

-       Famine dans le village

-       Conflit entre éleveurs et cultivateurs

-       Baisse de rendement

-Réduction des limites des forets classées

-Disposer la semence précoce /adaptée

-Accès au crédit dans les CREC

-Disposition des matériels modernes et phytosanitaires

-Organiser les domaines agricoles et pâturages

-Réhabilitation forge d’AJAC (Ouonck) et créer d’autres forges

-Construction des digues

-Vulgariser les établissements de fumiers

3.1.1.2 Elevage

 

L’élevage pratiqué dans la CR est un élevage extensif pour ne pas dire de prestige. En réalité, le bétail demeure une sorte de thésaurisation qui vient en appoint aux populations quand elles sont confrontées à des difficultés financières, ou utilisée lors des cérémonies socioreligieuses.

 

Le cheptel est essentiellement composé de bovins, de porcins, de caprins, d’ovins et de volaille. L’alimentation du bétail ne pose pas de problème pendant la saison des pluies. Cependant, les difficultés apparaissent quelques mois après l’hivernage. Le pâturage abondant pendant la saison des pluies devient rare en saison sèche. L’abreuvement du bétail, durant cette période se pose avec acuité car les mares s’assèchent. La communauté rurale ne dispose que de quelques  équipements agro-pastoraux à savoir cinq (05) parcs de vaccination dont deux (02) fonctionnels ; ce qui explique l’absence d’un suivi vétérinaire régulier. Malgré toutes ces difficultés, des efforts allant dans le sens de moderniser ce sous- secteur se font ressentir.

 

Par ailleurs, il faut souligner que les atouts et potentialités au niveau de la zone ne manquent pas. Elle dispose d’un pâturage abondant en saison des pluies et pendant les mois qui suivent, de sous produits maraîchers qui peuvent servir d’aliment de bétail (surtout pour l’embouche) et de mares qui peuvent être reconverties en bassins de rétention.

 

Tableau 4 : synthèse des principales contraintes

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

ü  Divagation du bétail

ü  Vols de bétail

ü  insuffisance de la prophylaxie

ü  -Problème d’abreuvage et d’alimentation du bétail

 

 

 

 

ü  -absence d’aires de parcours

ü  Elevage extensif et absence de lieux de parcage

ü  Insuffisance des parcs à vaccination

ü  -Feu de brousse (manque d’alimentation)

ü  -Cherté des aliments du bétail et des poules

ü  -disparition du tapis herbacé

ü  -insuffisance d’abreuvoirs

ü  Conflits entre éleveurs et cultivateurs

ü  Mortalité et diminution de cheptel

ü  -insuffisance de la production (lait et viande)

ü  Difficultés de pratiquer l’embouche

 

ü  Pratiquer l’élevage intensif

ü  Marquage du cheptel et le reboisement

ü  Développer la culture fourragère (600 plants en209)

ü  Construction des parcs à vaccination et faire des campagnes de vaccination

ü  Instaurer des techniques de perçage moderne

ü  Supprimer des boucheries clandestines

 

3.1.1.3 Agroforesterie

 

Le maraîchage comme l'arboriculture sont des activités alternatives pratiquées par les populations pour diversifier leurs sources de revenus. Les résultats sont cependant très mitigés avec des situations différentes selon la branche d'activité considérée.

L'arboriculture se fait généralement au niveau des champs de case mis à part quelques vergers. Les producteurs font généralement des mangues greffées (Kent, Keitt) et non greffées (variété Sierra Leone, Diourou, pêche). Cette activité effectuée par les hommes rencontre un certain nombre de difficultés au niveau de la commercialisation et de la récolte ou les taux de perte sont souvent élevés.

 

Le maraîchage est une activité pratiquée, par les femmes, au niveau des blocs maraîchers. Cette activité a été impulsée par les partenaires français qui voulaient que cette dernière soit un palliatif pour non seulement améliorer l’alimentation des populations, mais aussi procurer quelques revenus substantiels aux femmes.  Cependant, après avoir suscité beaucoup d'espoir au démarrage, le maraîchage a connu un taux très élevé d'abandon des femmes, entraînant ainsi la non exploitation de plusieurs blocs maraîchers.   

 

Toutefois, cette activité a connu un véritable succès au niveau du village de Diagho. , En effet, les jeunes se sont impliqués dans la production et l’encadrement des femmes. 

 

Les raisons avancées pour expliquer l’échec de cette activité sont multiples. Parmi elles, on note :

 

-       Le vieillissement des maraîchères qui supportent péniblement le rythme de travail ;

-       La difficulté liée au travail d'exhaure (travail pénible) ;

-       La faiblesse des revenus issue de cette activité car les spéculations sont peu nombreuses et non variées ;

-       L'enclavement de la zone par rapport aux grands centres urbains (Bignona, Ziguinchor);

-       L’écoulement difficile des produits ;

-       L’existence d’une faible demande locale ;        

 


Tableau 5 : synthèse des contraintes et solutions

 

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

- Attaques  des fruits

-Des tentatives d’uniformatisation des prix échouées

-Déforestation

-Manque d’eau

-Attaque de fruits

-Manque de clôture

-Divagation

-Difficultés d’écoulement des produits

 

 

-Manque de matériel d’exploitation Présence  des termites dans la zone 

Accès difficile aux produits phyto 

-Manque de volonté des paysans

-Pas de forage agricoles

-Présence des mouches blanches et des termites dans la zone

Enclavement de certaines zones

-Faiblesse des rendements et de la production  

-Désertification

-Pourrissement des produits

-Disparition des arbres dans la foret

-Découragement des planteurs

-Perte énorme des fruits

 

Mévente

-Traitement généralisé de la mouche au niveau de la CR

-Vulgariser la convention de l’état de collectifs locaux dans la gestion de la forêt

-Reboisement  

-Mise en place d’unités de transformation

-Aménager des pistes de production

-Développer des bois villageois dans chaque village

-acquisition  de matériel de lutte contre les feux de brousse

 

 

3.1.1.4 Pêche

 

La pêche continentale est une activité développée par les populations riveraines du fleuve Soungrougou pour assurer leur équilibre alimentaire et améliorer leur revenu.

Aujourd'hui, l'effort de pêche très intense et l'utilisation d'un maillage non conforme entraînent une diminution des ressources halieutiques  (surexploitation de ces dernières).

 

Cette situation aboutit à des conflits entre d’une part les pêcheurs saisonniers et les villageois, et, d’autre part, entre des villages voisins mais d'arrondissements différents. En plus, il y a une forte concurrence entre la satisfaction des besoins des villageois et la vente au niveau des agglomérations urbaines (Bignona et Ziguinchor) plus rentables pour les pêcheurs.

Dans la communauté rurale de Ouonck, c’est le village de Souda qui s’identifie le plus à cette activité. Cependant, cette pêche destinée en grande partie à l’autoconsommation est confrontée à un manque d’organisation des acteurs dans ce domaine.

C’est pourquoi, la CR, avec sa façade fluviale (soungrougou) et ses nombreuses potentialités halieutiques fait l’objet d’une convoitise d’autres pêcheurs venant de Marsassoum, de Bémé et même de Diatacounda.

 

Tableau 6 : synthèse des contraintes et solutions

 

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

-Rétrécissement du fleuve en longueur et faible profondeur

-Non respect du règlement des filets, des techniques et des lieux à ne pas pêcher

-Refus des pécheurs à vendre  du poisson au niveau local

-Rareté de poisson

-Ensablement

-Présence des pêcheurs étrangers (maliens)

-Recherche de profits élevés

-Manque de volonté des paysans

-Dévalorisation du sens d’entre aide

-Baisse des eaux

-Disparition des ressources halieutiques

Difficultés d’approvisionnement en poissons  

 -Conflit entre pêcheurs et riverains

-Redynamiser le cadre de concertation entre les riverains et les pêcheurs étrangers

-Veiller au respect des normes de la pèche au niveau du service de la pèche

-Etablir un règlement intérieur au niveau local de la vente du poisson

-Reboiser la mangrove

-Encourager l’action du CL cop, et l’idée de la production des produits halieutiques 

 

3.1.2 Secteur secondaire

3.1.2.1 Artisanat

 

L’artisanat est très peu développé dans la CR de Ouonck, surtout celui relatif à de production. On dénombre de nombreux corps de métiers (maçons, menuisiers, tailleurs, forgerons, etc.). Cependant, leur volume de production s’avère très limitée et leur marché est très réduit.  Il est également peu pratiqué en hivernage. Au-delà du manque de formation, les artisans souffrent de l’insuffisance et de la vétusté des moyens matériels pour assurer une production de qualité.

Malgré tout, la forge centrale de AJAC peut être considérée comme un model de réussite car elle polarise tous les villages de la CR de Ouonck et même ceux des autres communautés rurales riveraines comme Coubalan. C’est à ce niveau que tout le matériel agricole, en provenance de la zone des Kalounayes, est réparé.

 

Avec l’extension du réseau téléphonique dans le chef lieu de communauté rurale, l’artisanat de service commence à se développer. On dénombre deux centres téléphoniques privés.

La principale contrainte de ce secteur demeure le manque d’organisation et de formation des artisans.

 

Tableau 7 : synthèse des principales contraintes

 

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Sous exploitation des potentialités

 

Difficultés d’écoulement des produits

 

 

Manque d’organisation

Manque de matières premières

Enclavement de certaines zones

Faiblesse de la production

Abandon de la profession d’artisan

Détérioration des produits invendus

-          Organisation des artisans

-          Formation des artisans

-          Construction d’un centre artisanal

-          Facilitation de  l’accès au crédit aux artisans

Amélioration de la qualité des produits.

 

3.1.2.2 Industries

 

L ‘activité industrielle est quasi inexistante dans la CR. Les seules unités de transformation qui existent se résument à des décortiqueuses à riz et des moulins à mil.  Le tissu des unités de transformation (moulins, décortiqueuses) doit être renforcé par la dotation des villages qui n’en disposent pas.

 

Pourtant les potentialités ne manquent pas. Avec le potentiel fruits de la CR, l’installation d’unités de transformation pourrait permettre la diversification de l’arboriculture ; mais aussi de créer des emplois non agricoles.

Tableau 8 : synthèse des principales contraintes

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Inexistence d’unités industrielles

Non promotion du secteur

Secteur quasi inexistant 

Installation d’unités de transformation au niveau local

 

3.1.2.3 Energie et mines

 

On note, l'absence d’usine de production. Certes le réseau électrique est présent dans la communauté rurale mais les populations n’en bénéficient pas.

Cependant, la situation énergétique est caractérisée par l'existence de quelques sources telles que  l'énergie solaire pas suffisamment exploitée, le pétrole lampant pour l'éclairage domestique, le gaz butane et les combustibles ligneux beaucoup plus utilisés.

 

Toutefois, l'énergie solaire n'est pas suffisamment exploitée, le gaz butane connaît une pénétration encore timide dans la consommation locale des ménages, due essentiellement à la pauvreté et les combustibles ligneux trop sollicités.

Concernant les mines, il faut reconnaitre que  seule activité minière observée dans la CR  est l’exploitation des carrières de sable.

 

Tableau 9 : synthèse des principales contraintes

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Non électrification de certaines localités

Exploitation sauvage des carrières

 

Non extension du réseau électrique

Absence de panneaux solaires

Non respect des normes

Insécurité

Dégradation de l’environnement

 

Extension réseau électrique

Installation panneaux solaires et suivi technique

Promotion et protection des carrières

3.1.3 Secteur tertiaire

3.1.3.1 Commerce

 

Le commerce constitue dans la plupart des villageois une activité en aval de la production agricole. En général les produits commercialisés concernent les produits bruts ou dérivés issus des activités agricoles, de la cueillette et de la pêche. De son dynamisme dépend la qualité des réseaux de communication.

 

Au niveau infrastructure, la communauté rurale est caractérisée par une insuffisance des centres d’échange. Les marchés hebdomadaires qui constituent en général, en milieu rural des lieux privilégiés d’échanges sont inexistants ; il en de même pour les marchés permanents.

Toutefois, il existe dans presque chaque village une à deux boutiques qui permettent aux populations de se ravitailler en denrées de premières nécessités.

 

Tableau 11 : synthèse des principales contraintes et solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèses de solutions

 

Ecoulement difficile des produits

Cherté des prix

 

Faiblesse des lieux d’écoulement

Enclavement

Approvisionnement en denrées alimentaires

Aménagement marchés hebdomadaires

Construction hall de marché

Renforcement de capacités des acteurs

Baisse des prix

Mise en place magasins ou boutiques communautaires

3.1.3.2 Transports et communications

 

La communauté rurale de Ouonck est très dépourvue de voies de communication. Il existe, en effet, que deux  pistes latéritiques qui permettent d’accéder à cette zone: la route départementale 211(D221) communément appelée route des Kalounayes  et la piste qui relie le bac de Marsassoum au carrefour de le route régionale 21 (R21).

La téléphonie rurale se développe progressivement puisque on répertorie l’existence de deux centres téléphoniques.

La CR de Ouonck, malgré sa proximité de la ville de Ziguinchor chef lieu de la région, demeure une collectivité locale très enclavée dans le département de Bignona. Elle est accessible pour le moment que par la route des Kalounayes. Elle peut l’être par voie fluviale mais ce trafic n’est pas développé.

 

Au plan interne il existe quelques pistes de productions qui lient les villages entres eux : la piste Ouonck – Falméré (environ 20 km), la piste Souda – Badiouré (12 km) et la piste Djinoubor – Diabir (14 km).

 

Tableau 12 : synthèse des principales contraintes

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

-Tarifs très élevés

-Mauvais des routes

-Pas de piste de raccourci

-Perturbation momentanée des réseaux (tigo et expresso néant)

-Faible mobilité

-Manque de véhicule

-Etat de la route et la cherté du carburant

-Ancienneté de la route

-Produits non écoulés

-Manque d’antennes

-Vénusté de l’équipement (antenne orange)

-Manque de politique de construction des routes du monde rural

-Impossible d’écouler les marchandises

-Communication difficile

-Difficulté de voyager et des disputes entre les clients et les apprentis

-Appui du conseil rural au désenclavement

-Reconstruction /bitumage de la route

-Implanter des antennes (tigo et expresso) et renouvellement de l’équipement d’orange

-Chercher des partenaires

-Implanter une radio communautaire

-Disposer de pirogues motorisées

 

3.1.3.3 Epargne et crédit

 

L’épargne et le crédit est une activité qui bât son plein dans la communauté rurale de Ouonck. En effet, depuis la libéralisation de ce secteur avec la loi 95 – 03 portant réglementation des institutions mutualistes, une floraison de structures de micro finances (CVEC, CREC) a été constatée dans la zone des Kalounayes avec l’appui de projets et ONG de développement.

Les populations de cette CR ont suivi cette logique en faisant appel à de telles structures pour le financement de leurs activités. 

 

On distingue trois formes d’institutions de micro finance : les caisses rurales d’épargne et de crédit (CREC) initiées par les OP avec l’appui du PAARZ, les bancs villageois (BV) appuyés par le CRS et les caisses villageoises d’épargne et de crédit (CVEC) récemment introduites par l’ONG Mutualité et Développement. L’implantation de trois entités différentes de micro finance complémentaires montre qu’il y a un réel besoin de financement des habitants de cette collectivité.

 

Tableau 13 : synthèse des principales contraintes

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

-Inexistence d’une mutuelle dans la zone

-Lenteur de décaissement

-Pas de moyens de déplacement

-Le suivi des agents du CREC (Ouonck)

-Le non respect de la date de remboursement

-Pas de local propre au CREC

-Inexistence d’un mutuel dans la zone

-Lenteur des décaissements

-Pas de moyen de déplacement des agents du CREC (Ouonck) pour le suivi

-Non respect de la date de remboursement

-Pas de local propre au CREC

-Pas d’accès au crédit

Faible taux d’épargne  

-Déplacements couteux (suivi)

-Difficultés de recouvrement prêt

-Faible capacité du CREC en octroi de crédit  

-Disposer un coffre fort et d’un local propre au CREC

-Avoir des financements

-Faire un suivi régulier

-Implanter un C MS

-Redynamiser le CREC par sensibilisation

 

 

3.1.3.4. Tourisme

 

Le tourisme est tés peu développé dans la communauté rurale malgré les diverses potentialités naturelles et culturelles existantes.


Tableau 14 : synthèse des principales contraintes

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Faible présence des campements et hôtels

 

Non promotion du secteur

Activité peu développée

Valorisation du potentiel touristique (culture, environnement, etc.)

Octroi crédit aux promoteurs

 

3.1.4 Secteur quaternaire

3.1.4.1 Education

 

La communauté  rurale de Ouonck est l’une des plus nantie en infrastructures scolaires. On compte quatorze (14) écoles élémentaires, quatre(04) maternelles une (01) case des tous petits et trois(O3) CEM. On note, à coté de celles-ci, l’existence de classes d’alphabétisation et de classes maternelles. Tous les gros villages ont en effet une école à cycle complet, dont celle de Ouonck le chef lieu qui a 12 classes. Il existe aussi une école communautaire de base à Maracounda. La répartition spatiale des écoles favorise l’accès à l’éducation à  tous les enfants de cette communauté rurale.

 

Le jumelage entre la communauté rurale de Ouonck et des municipalités françaises  a permis d’instaurer un système de bourses scolaires pour soutenir la scolarisation des filles (SCOFI). Il s’agit, entre autre, d’encourager les filles à poursuivre le plus loin possible leurs études.

 

L’éducation religieuse est, quant à elle, centralisée dans deux (O2) villages Congoly et Souda. Les enfants des villages environnants et même de la CR de Coubalan et de Tenghory s’y rendent pour apprendre le coran.

 

L’alphabétisation a connu un essor important avec le PADEN qui a appuyé la mise en œuvre d’un programme d’alphabétisation fonctionnel du conseil rural. Ce programme appelé « Juum bandoor » a permis l’ouverture de 13 classes d’alphabétisation pilotées par le conseil rural qui est le maître d’ouvrage. Il y a eu auparavant des tentatives de développer un t

el enseignement dans la CRO qui ont malheureusement échoué faute de suivi et de prise en charge des moniteurs. Ce nouveau programme appuyé par le PADEN est spécifique de par sa conception et sa mise en œuvre car il n’a pas été conçu par des opérateurs en alphabétisation.

 

De nos jours avec l’introduction des langues nationales à l’école, l’alphabétisation pourrait connaître un développement assez significatif dans la communauté rurale.

 

Tableau 15 : synthèse des principales contraintes et solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Sous équipement des écoles

Non équipement des dahras

faible présence des classes d’alphabétisation

 

Manque d’appui

Manque de classes alpha

Vétusté des équipements existants

Sureffectif dans les écoles

Baisse du niveau scolaire

Faible niveau d’alphabétisation

Abris provisoires

-Construction et équipement salles de classes

-Construction logements enseignants

Mise en place de cantines scolaires

-Construction d’un lycée 

-Aménager des puits ou installer des BP

-Construire des latines

-Construire des écoles maternelles (par village)

-Formation du personnel éducatif 

-Organisation des APE et cadre de concertation  

-Construction d’un nouveau CEM (zone 04)

-Aménagement de  bibliothèques

-Construction d’aires de jeux dans des écoles et bloc administratif

3.1.4.2 Santé et Action Sociale

 

On note de façon générale une bonne répartition spatiale des infrastructures sanitaires dans la communauté rurale de Ouonck. Il existe en tout : 02 postes de santé ( Ouonck, Sindialong et Ndiéba ), treize (13) cases de santé dont huit (08) fonctionnelles.

Les ressources humaines sont aussi proportionnelles aux infrastructures sanitaires existantes. En plus des infirmiers et des matrones, il y a des  secouristes et des ASC qui assistent le personnel de santé dans son travail.

 

Par rapport à la norme de l'OMS qui préconise « un poste de santé pour 10 000 personnes », Alors que au niveau de la communauté rurale de Ouonck c’est deux (2) postes de santé prennent en charge moins de 20 000 hts, (un poste de santé pour 6250 personnes). Cela prouve que la couverture sanitaire est relativement bonne.

 

Les objectifs de l’Etat dans le domaine sanitaire conformément au PDIS visent à :

  • Améliorer la prise en charge des grossesses et accouchement
  • Assurer le développement des ressources humaines
  • Apporter un appui au fonctionnement des services de santé
  • Assurer la prévision et la prise en charge des maladies endémiques et à potentialité épidémique
  • Assurer l’organisation et les activités

 

Les maladies fréquentes selon I’ICP sont : le paludisme, les MST, la prostate (à partir de 50 ans), l'asthme, le rhume, les hernies, les petites plaies, les infections respiratoires aiguës, les infections d'origine hydrique (diarrhée, parasitose), méningite, insuffisance rénale.

Tableau 16 : synthèse des contraintes et des hypothèses de solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

-Sous équipement des infrastructures sanitaires

-Insuffisance du personnel médical

 

 

Vétusté des équipements

Manque d’appui

 

Accès difficile aux soins de santé

Evacuation difficile dans les hôpitaux

-Acquisition d’ambulances

-Relèvement du plateau (centre de santé)

-Construction et équipement postes de santé, cases de santé

-Formation ASC

-Renforcement en personnel sanitaire

 

3.1.4.3 Jeunesse, Sports, Culture et Loisirs

 

Le domaine du sport, des loisirs et de la culture est une activité saisonnière autrement concentrée sur une seule période de l’année : les vacances. C’est l’apanage des jeunes. Il est dominé par le football où il y a des tournois intra et inter communautaires chaque année. On y trouve en plus du football le théâtre qui est  une activité très prisée dans cette zone des Kalounayes et qui fait l’objet aussi d’une compétition. La lutte est aussi présente pour son aspect sportif et culturel surtout.

 

Malgré leur bonne volonté, l’absence d’infrastructures adéquates limite profondément l’ambition des jeunes qui ont pour unique objectif le développement socio culturel de la CR.

 

Tableau 17 : Synthèse des  contraintes et des hypothèses de solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Insuffisance d’aires de jeux aménagés

Absence d’infrastructures socio éducatives

Manque d’initiatives

 

Manque d’appui et d’encadrement

Faible épanouissement de la jeunesse

Manque de formation

Exode rural

Construction et équipement centres socio culturels

Aménagement aires de jeux

Promotion AGR (embouche, maraîchage, etc.)

Faciliter des jeunes au crédit

Formation en Germe

3.1.4.4 Hydraulique

 

Dans ce domaine les difficultés d’accès à l’eau potable que connaissent les habitants de la communauté rurale sont entrain de se dissiper peu à peu avec l’ambitieux programme d’adduction d’eau entamé depuis l’an 2000.

 

Il vise en effet l’extension du réseau d’adduction  d’eau du forage de Ouonck à huit (08) autres villages en plus de la réhabilitation du forage et du château existants. Comme acquis on peut noter l’existence des branchements individuels dans beaucoup de villages de la CRO. A cela s’ajoute la construction du château de Djiguipoune (en cours d’achèvement).

 

Ce programme vise également la construction d’un nouveau forage à Diagho équipé d’un système d’exhaure et d’un château d’eau de 150 m3 qui sera relayé par un second château à Sindialong d’une capacité de 50 m; qui va permettre de desservir 10 villages (y compris Diagho).

 

Pour les villages inaccessibles qui ne pourront pas être desservis par les forages, il est prévu une installation de 12 puits modernes à raison de deux (02) puits par village ; à ce niveau six (06) puits ont déjà été creusés.

 

Au total, ce programme prévoie deux (02) forages à 160 m de profondeur équipés de pompes de 30  m3 / heure (celui de Ouonck existe déjà) ; 04 châteaux d’eau (celui de Ouonck existe déjà) , et 62 km de conduites enterrées. En outre il touchera 18 villages pour le raccordement aux deux (O2) réseaux de forage (Ouonck et Diagho) et 06 autres villages bénéficieront de puits modernes.

 

Enfin, il vise aussi la réalisation de 22 abreuvoirs et 33 bornes fontaines au niveau de la communauté rurale de Ouonck.

L’hydraulique rurale connaît un bon qualitatif au niveau de cette communauté rurale avec le programme adduction d’eau. Malgré tout il existe toujours des  puits traditionnels qui demeurent très prisés par certains pour la boisson.

 

Grace à ce programme, cette localité a observé une nette régression des maladies gastro- intestinales.

 


Tableau 18 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Accès difficile à l’eau potable

Tarissement précoce des points d’eau

 

Insuffisance de forages

Faible fonctionnement des forages existants

Ensablement

Mauvaise qualité de l’eau

Abreuvement difficile du bétail

Présence de maladies hydriques

 

-Réhabilitation et équipement forages existants

-Fonçage et équipement de forage

-fonçage de puits

-Adduction d’eau

-Construction abreuvoirs

-Aménagement bassins de rétention

 

3.1.4.5 Assainissement

 

Un environnement sain est nécessaire pour assurer un bien-être aux populations au sein des concessions et des villages. Tel n’est pas le cas à Ouonck, en raison de l’absence de latrine dans la majorité des carrés. Elles sont donc très nombreuses les populations qui font leurs besoins à l’air libre et cela  sans prendre conscience des conséquences liées à l’hygiène publique.

 

A cela s’ajoute le fait que la nappe phréatique est peu profonde et est au même niveau que les fosses septiques dans certains villages. Cette situation peut être source de contamination de la nappe. Face à cela, toutes les dispositions utiles doivent être prises par les autorités compétentes.

 

 

La zone étant très pluvieuse, les eaux stagnantes sont un cadre propice au développement des microbes et maladies. La situation de la santé publique dans la CR est donc préoccupante, il faut donc agir, pour trouver des solutions à ces problèmes.

 


Tableau 19 : Synthèse des contraintes et des hypothèses de solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Absence de canaux d’évacuation des eaux

 

Faible présence de latrines modernes

 

Inexistence système d’assainissement

Faible niveau de sensibilisation et d’encadrement

Déversement des eaux usées dans la nature

Risques d’inondations

Présence de maladies diarrhéiques

-Campagne d’IEC

-Construction de latrines modernes

-Installation bacs à ordures

-Aménagement d’un  système de canalisation

 

3.2 Analyse de la dynamique communautaire

 

L’esprit du regroupement  est toujours significatif de la recherche d’une force, d’une puissance, d’une sécurité et d’une stabilité. On se regroupe toujours face à des acquis ou des projets. Ceux- ci ont un caractère social, sécuritaire, économique, religieux, idéologique et culturel. Les formes de regroupement existants constituent ainsi des infra sociétés à l’intérieur desquelles des normes et des règles sont adoptées et des objectifs fixés. La société civile renferme ainsi une certaine dynamique organisationnelle qui se manifeste autour de l’âge, du sexe, de l’activité, de la religion ou de l’appartenance spatiale. Ces organisations communautaires de base constituent le terreau à partir duquel émergent des initiatives locales de développement.

 

3.2.1 Les groupements de promotion féminine (GPF)

 

Le développement social des femmes est corollaire de l’allégement de leurs travaux champêtres et domestiques. En milieu rural les femmes éprouvent beaucoup de  peine à mener certaines activités agricoles tout en s’occupant de leur foyer. C’est le cas des labours dans les rizières, de la récolte du riz, et de la mouture des céréales. On dénombre 26 groupements de promotion féminine dans la communauté rurale.

A ce niveau, de nombreux efforts ont été consentis avec l’appui des partenaires qui a permis l’acquisition de deux batteuses à riz. Il existe des moulins dans quelques villages acquis avec le 7ème FED, mais qui sont pour la plupart tous en panne. Il faut noter cependant, une inégale répartition de moulins et surtout des décortiqueuses dans la communauté rurale. Constat en est que, à l’approche de certaines fêtes religieuses les femmes éprouvent de nombreuses difficultés pour mener à bien certaines taches (exemple des préparations culinaires qui nécessitent une transformation préalable des céréales).

 

Tableau 20 : Synthèse des contraintes et des hypothèses de solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Accès difficile au crédit

Manque de moyens

Faible niveau de formation

Manque d’appui et d’encadrement

Manque d’initiatives

Confusion des rôles

Promotion d’AGR (maraîchage, petit commerce, embouche, teinture, transformation des produits locaux, etc.)

Formation en ODC et GFC

 

3.2.2 Les Groupements d’Intérêt Economique (GIE)

 

L’étude a permis de recenser 28 GIE dans la communauté rurale. De pareilles structures offrent beaucoup plus de crédibilité aux yeux des partenaires au développement car elles ont une reconnaissance juridique. Les GIE sont composés d’hommes et de femmes. Leurs domaines d’activités sont l’agriculture, l’élevage, le commerce, la prestation de service.

 

Tableau 21 : Synthèse des contraintes et des hypothèses de solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

  • Accès difficile au crédit
  • manque de partenaires
  • Manque de formation

 

  • Pas de moyens financiers
  • Manque d’initiatives et attentisme
  • Pas d’initiatives
  • Manque d’information 
  • Pas d’activités
  • Incompétence de fonctionnement des structures
  • Appui du conseil rural
  • Avoir l’encadrement  du CL cop 
 

-          Intégration dans les grands GIE

  • Renforcement de    capacités
  • Construction de magasin de stockage

3.2.3 Les associations religieuses 

 

Il existe beaucoup de dahiras dans la communauté rurale. Ce sont des organisations «confrériques» musulmanes. Elles ont pour objectif de faire la promotion socioculturelle et religieuse de leurs membres. Elles organisent des chants religieux et des «gamous» à la gloire du prophète Mohammed (Paix et Salut sur Lui) particulièrement pour les «Tidianes». Les «Mourides» quant à eux organisent très souvent des séances de lecture de «khassaides» écrits par leur guide religieux. C’est aussi des organisations d’entraide qui développent une forte solidarité entre les membres. On les retrouve dans la plupart des villages musulmans. Elles sont au nombre de 22 dans la communauté rurale.

 

Tableau 22 : Synthèse des contraintes et des hypothèses de solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Faible structuration

 

Faiblesse des moyens

 

Manque de formation

Manque d’appui et d’encadrement

 

Faible dynamique

Faible ouverture à l’extérieur

Faible implication dans des actions de développement

Renforcement de capacités

Appui en moyens matériels et financiers

 

3.2.4 Les Associations Sportives et Culturelles (ASC)

 

Il existe beaucoup de dahiras dans la communauté rurale. Ce sont des organisations «confrériques» musulmanes. Elles ont pour objectif de faire la promotion socioculturelle et religieuse de leurs membres. Elles organisent des chants religieux et des «gamous» à la gloire du prophète Mohammed (Paix et Salut sur Lui) particulièrement pour les «Tidianes». Les «Mourides» quant à eux organisent très souvent des séances de lecture de «khassaides» écrits par leur guide religieux. C’est aussi des organisations d’entraide qui développent une forte solidarité entre les membres. On les retrouve dans la plupart des villages musulmans. Elles sont au nombre de 22 dans la communauté rurale.

 

Tableau 23 : Synthèse des contraintes et des hypothèses de solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Accès difficile au crédit

Manque de moyens

Faible niveau de formation et d’encadrement

 

 

Manque d’appui et d’encadrement

Manque d’initiatives

Exode rural

Non épanouissement

Promotion d’AGR (maraîchage, petit commerce, embouche, teinture, transformation des produits locaux, etc.)

Formation en GERME

Faciliter l’accès au crédit

Aménagement aires de jeux

 

3.2.5 Autres associations de développement communautaire

3.2.5.1 les APE

 

Chaque école dispose d’une association qui regroupe l’ensemble des parents d’élèves. Elle est chargée, en collaboration avec le directeur d’école et les enseignants, d’œuvrer pour l’entretien de l’école et pour une qualité des enseignements. Celle-ci n’est possible qu’avec un suivi des écoliers à la maison. Malheureusement les APE ne jouent pas correctement leur rôle.

C’est des organisations qui sont appelées à être plus dynamiques pour une meilleure prise en charge des problèmes de l’école d’autant plus que l’éducation est une compétence transférée.

 

3.2.5.2 Les organisations féminines

 

A coté des GPF, il existe dans chaque village une organisation féminine à caractère souvent informelle. Ce sont généralement des « mbotayes » qui regroupement les femmes d’un village ou d’un quartier de village. Leurs principaux domaines d’activités sont l’agriculture, le petit commerce, l’artisanat et le crédit revolving.

 

Dans la communauté rurale de Ouonck, on dénombre 103 organisations féminines. Malgré leur dynamique et leur motivation, elles sont confrontées à des difficultés relatives à :

-       Un manque de formation

-       Un accès difficile au crédit

-       Un manque d’appui-conseil

-       Une non formalisation de l’organisation, etc.

 

3.2.5.3 Les comités de santé

 

Les comités de santé sont liés aux infrastructures sanitaires existantes dans la communauté rurale. Il existe dans chaque poste de santé un comité aux fins d’assurer une gestion efficace de l’infrastructure. Cependant, ces comités rencontrent certaines difficultés relatives notamment aux manques de moyens et  de formation.

 

3.2.5.4 le collectif des directeurs d’écoles (CODEC)

 

C’est une association qui regroupe les directeurs des écoles de la communauté rurale. Le CODEC intervient dans le domaine de l’éducation par le biais d’actions d’appui- conseil pour une amélioration du niveau d’étude et du taux de réussite dans les écoles.

 

Tableau 24 : Synthèse des difficultés et des contraintes

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Accès difficile au crédit

Manque de moyens

Faible niveau de formation

Manque d’appui et d’encadrement

Faible promotion des AGR

 

Manque d’initiatives

Faiblesse des fonds

Promotion des AGR

Faciliter l’accès au crédit

Renforcement de capacités

Mieux impliquer les APE dans la gestion des écoles

 

 

L’arrondissement de Tenghory compte 4 communautés rurales que sont : Tenghory, Niamone, Ouonck et Coubalang. La gestion administrative est assurée par un sous- préfet  qui n’est appuyé que par un secrétaire d’administration. Ce qui est un signe de l’insuffisance des ressources humaines de la sous préfecture. L’absence d’un adjoint au sous préfet accroit la charge de travail de l’autorité administrative chargé d’appuyer les collectives, notamment par l’approbation des principales délibérations du conseil rural.

Il faut dire que les rapports entre le conseil et la sous préfecture ne se limitent pas  au contrôle à posteriori des principales décisions de l’organe de délibération. En effet, le préfet appuie le conseil rural dans le recouvrement de la taxe rurale. Le secrétaire d’administration intervient dans l’élaboration du budget et les mandatements adressés au trésor. De plus, les populations ont tendance à recourir systématiquement au sous-préfet pour les principales affaires intéressant la vie communautaire. Ce partenariat, si salutaire soit-il pour la quasi-totalité des conseillers qui ne disposent pas de toutes les compétences requises pour exercer convenablement leurs charges, n’est pas sans poser de problème. Le conseil rural, n’a pas totalement pris la mesure des changements institutionnels fondamentaux qui consacre le principe de la libre administration des collectivités locales. De manière générale, l’évolution du processus de la décentralisation n’a pas profondément modifié les relations entre d’une part le conseil rural, les populations et d’autre part le sous-préfet.

 

3.4.1.1. Le Centre d’Appui au Développement Local (CADL)

 

Le CADL est un acteur important du dispositif institutionnel mis en place en vue de favoriser la promotion socioéconomique des populations de l’arrondissement. Il est le principal service d’appui technique. Sa mission est, entre autre, de :

 

-       fournir l’éclairage nécessaire au sous-préfet sur les dossiers techniques 

-       assurer l’animation socioéconomique de la communauté rurale :

-       appuyer le conseil rural et les populations dans l’élaboration et mise en œuvre de projet de développement local.

 

La composition du CADL se présente ainsi :

 

1. chef du CADL

2. chef de brigade forestier

3. chef de poste véto

 

Cependant, l’insuffisance des moyens de travail ne lui permet pas d’assurer sa mission. L’équipe du CADL n’est constituée que deux membres : le chef du CADL et une monitrice d’économie. Les taches qui leur sont dévolues sont si importantes qu’elles ne peuvent pas être assurées par deux personnes seulement malgré leur engagement et leur détermination. La mission est d’autant plus difficile que, d’une part, l’arrondissement de Tenghory est vaste et d’autre part, le CADL ne dispose pas de moyens de déplacement. En outre, le manque de matériel informatique empêche l’archivage correct des importantes données quantitatives sur l’arrondissement.

 

Tableau 26 : Synthèse des contraintes et hypothèses de solutions

Contraintes

Causes

Conséquences

Hypothèse de solutions

Manque de moyens financiers et matériels

Bâtiment vétuste

Absence d’eau

Absence d’électricité

Manque d’appui

Faible fonctionnement

Renforcement appui financier et matériel

Réhabilitation bâtiment

Adduction d’eau

Extension réseau électrique 

 

3.5 Les organismes d’appui au développement (ONG, Projet ou Programme de l’Etat)

 

Les structures d’appui intervenant dans la communauté rurale sont généralement composées d’ONG et de projets de développement. On peut noter : CRS, ACRA, Unicef, PERACOD,

 

Ces organisations d’appui au développement interviennent dans presque tous les  domaines : agriculture, élevage, environnement, hydraulique, santé, éducation, renforcement de capacités, etc.

Ayant comme objectif global l’amélioration des conditions de vie des populations, elles s’appuient souvent sur la démarche participative pour mettre en œuvre leurs programmes. La quasi-totalité de ces intervenants ont les mêmes centres d’intérêts et les mêmes cibles.

Cependant, les actions de ces partenaires ne sont assez diffuses et méritent une mise en cohérence dans le cadre d’une intervention globale. L’enclavement de certaines localités est aussi un obstacle auquel ces organismes sont confrontés.

 

Une synergie entre les acteurs ne manquerait pas de rendre leurs interventions plus efficaces. Leurs interventions ont  permis la réalisation d’infrastructures sociales de base dans la communauté rurale.

 

REALISATION DES PARTENAIRES :

 

Education

Salles de classe à Ouonck

Salles de classe àSouda

 Salles de classe à NDiéba

Dotation d’équipement Scolaire

Bibliothèques dans les écoles

Bourse à la scofi

 

Tourisme

Réfection des campements de Ouonck et NDiéba

 

Santé

Dotation médicale

Réfection du Poste de Santé de Ouonck

Formation des ASC

Mise en place ferme de spiruline à Ouonck

 

Jeunesse

Sous équipement Sportifs

Construction  du foyer socioculturel de Ouonck

 

Hydraulique

 Forage des puits modernes

Réseau adduction d’eau potable

Château d’eau à Djiquipoune

Forage + Château d’eau à Diagho

Equipement moteur au forage de Ouonck 

Agriculture

Mise en place des semences et intrants

Achat des matériels Agricoles

Achat de moulins

Financement des GPF pour l’opération de la vente du Riz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  

 

 

 

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