Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog du Lycée de Coubanao

Kalounayes FM une réalité; sur Internet le rêve de toute une localité

24 Octobre 2010 , Rédigé par Lycée de Coubanao.over-blog.com

 Kalounayes-FM 3062[1]

 

 DOCUMENT ELABORE PAR :  LAMINE KEBA SONKO

 

La zone des Kalounayes

Communautés rurales de Coubalan et de Ouonck

 

LA LETTRE-DOCUMENT

 

Les raisons de la création d’une radio communautaire dans les Kalounayes

 

              Depuis l’indépendance du Sénégal, c’est-à-dire depuis 1960, la zone des Kalounayes, à l’instar des autres parties du pays, a pris conscience du changement de statut intervenu dans maintes colonies sous domination française.

                Cela, tout naturellement, devait se traduire par une reconversion des mentalités, une prise en charge de nouveaux enjeux qui, quoique l’on dise, engage fondamentalement notre destin. Nous avons donc compris qu’il nous fallait adopter des comportements nouveaux face à une telle situation. Nous avons compris que nous étions individuellement et collectivement interpelés et qu’il fallait revisiter les compartiments de notre existence, de notre action au sein de la collectivité à laquelle nous appartenons afin de réajuster aux nouvelles réalités ; réalités qu’implique l’état de souveraineté nationale et internationale.

            Nous manifestons dès lors notre adhésion à la grande chaîne de solidarité, valeur séculaire mise en exergue par les populations des Kalounayes et symbole de toute cohabitation harmonieuse et durable.

            Les Kalounayes s’affirmaient et se réalisaient en chacun de nous : résidants et ressortissants dans un long processus de prise en charge d’une identité nouvelle. Cela encore, une fois, nous amène sans amalgame à tracer la « carte » de notre nouvelle situation ; situation qui nous engage résolument dans l’arcane d’une quête ardente de la justice, de la paix et du bonheur.

            Il s’agissait d’entrevoir les responsabilités dévolues aux populations des Kalounayes comme étant un gage d’accomplissement, une étiquète de choix.  Il s’agissait de s’approprier les outils d’une réelle mutation : celle-là bénéfique et essentielle.

            Alioune Diop n’a-t-il pas dit, je le cite :  « que c’est d’avoir été écarté de la ‘‘Table de la dignité que le Tiers Monde a souffert plus cruellement que d’avoir faim de nourriture terrestre’’ ».

            Les Kalounayes s’inséraient puissamment dans une dynamique de remise en cause et d’ouverture ; une dynamique incrustée dans le tissu de notre vécu quotidien ; une ouverture responsable qui ne souffrait d’aucune mauvaise volonté et qui signifiait en même temps notre sensibilité à nous enraciner dans les valeurs du passé. Elle requiert, pour tout dire, de chacun de nous, des populations des Kalounayes, une appréhension des données qui doivent concourir à l édification d’une Société Nouvelle.

            Tout se définissait par rapport à cette année 1960, date de l’indépendance du Sénégal. Il fallait faire quelque chose. Les quels rares fils des Kalounayes qui ont eu la chance d’aller à l’école élémentaire de Coubalan en 1938 et les années qui suivirent ont appris, grâce à leur instituteur, que « l’union fait la force ». Nous nous sommes unis et nous avons cheminé ensemble dans un élan catalyseur d’idées, d’initiatives et d’énergies.

Les Kalounayes : mythe ou réalité.

            La zone des Kalounayes demeure une zone géographiquement et historiquement constituée. Elle s’étend de Tobor à Diéba sur une longueur de 43 km environ. Les Kalounayes s’étend initialement de Tobor à Mampalago (55 km). Les différentes réformes intervenues lors de l’érection des Cantons ont véritablement modifié le contour de la zone.

            Les Kalounayes traditionnels avaient épousé le cours Soungrougrou (affluent du Fleuve Casamance) jusqu’aux environs du pont de Koulikan.

La réalité est que la zone reste et restera cette bande qui longe le Fleuve Casamance et est rattrapée à hauteur des villages de Babatte et de Ouounck par le Soungrougrou ou marigot de Marsassoum (dans le département de Sédhiou). Les Kalounayes, c’est cette contrée où le vent éternellement berce la nature, où la forêt est refuge, protectrice de la faune et de la flore, où les rizières succèdent aux rizières, où les villages, en forme de chapelet, restent adossés aux champs d’arachide, de mil, de maïs, de sorgho ; calme, mais soucieuse, mais ambitieuse, mais profonde dans sa diversité ethnique ; source d’équilibre et de richesse.

            Le Commandant R. L. Touze, administrateur de la France Outre-mer, et qui fut le premier civil à administrer la circonscription de Bignona, prophétisait déjà à cette époque disant, je le cite : « le pays, entendez la zone, présente pourtant de grandes potentialités, de grandes possibilités. Il est riche, de nombreux terrains encore salés pourraient être aménagés sans difficultés et livrés à la culture ; enfin les villages, très proches des marigots et de la Casamance, ont pour leurs produits, de grandes facilités d’évacuation vers le port de Ziguinchor. », fin de citation.

Cette prophétie du Commandant Blanc (1950-1951) a fait son chemin. Les Kalounayes, comme un seul homme, se sont engagés dans cette voie du développement : un développement local et intégral.

            De 1907 à 1959, trente et un (31) administrateurs se sont succédés à la tête du département de Bignona ; d’abord Poste, Subdivision, Cercle par le décret du 10 mars 1960, avant de devenir Département avec à sa tête un Préfet. Ce fut le premier pas vers le transfert de compétences.

L’histoire nous apprend que le 17 juin 1860 fut signé un traité entre les Kalounayes et l’Autorité coloniale. Le fait colonial, dans ses manifestations, instaura une kyrielle de changements dans notre façon à nous d’appréhender les manifestations de l’univers et de les transformer en valeurs de survie.

            Il n’est que trop évident d’ailleurs que celui-ci (le fait colonial) eut un impact certain qui habitat pendant longtemps nos grands-parents. Les Kalounayes dominés, comme l’on été le reste les peuples d’Afrique, jusque dans leur dernier retranchement, invoquèrent leurs féticheurs, leurs savants. Les anciens racontent que le saint homme Chérif Sidou Aïdara de Sibikouroto est passé dans les Kalounayes pour contribuer de façon mystique à éloigner le Commandant Blanc. Le Commandant Touze disait en substance que «tout y rendu difficile, mais aussi bien l’évolution culturelle que l’évolution économique, et le travail de l’administrateur y est l’un des plus ingrats qui soit… » Cette analyse révèle toute la dimension mystique qui fit de cette terre l’expression véritable du repli sur soi-même.

            En effet, depuis l’indépendance du Sénégal, les Kalounayes ont connu un réel degré d’organisation et cela à tous les niveaux. Ce fut comme un éveil, un sursaut, un ardent besoin d’articuler les facteurs de progrès avec notre « être dans le monde » par le truchement de l’école française, le catéchisme et l’islam avec ses premiers marabouts mandingues. Il est bon de rappeler que l’école de Coubalan fut créée en 1938, la première dans tous les Kalounayes. Cela, encore une fois, explique en partie le fait que le projet de création de l’association « Diamora » ait pour berceau le village de Coubalan. Il vécut la vie de toute organisation, une vie faite d’espoir et de contradictions.

Le Kalounaye Diamora : une denrée exportable

            Aujourd’hui, l’association « Kalounaye Diamora » reste une denrée exportable. Il le fut en 1992 dans les Kalounayes ; il le fut à Dakar avec le « Tournoi Lamine Kéba Sonko » qui regroupe tous les villages de la zone. Le « Kalounaye Diamora » a un récipicé français et les multiples actions qu’il déploie au niveau de la zone prouvent de façon patente son existence et sa participation à l’exécution des programmes de développement, à la réalisation de projets qui touchent tous les secteurs : économique, social et culturel. Tout, dans les Kalounayes, s’annonçait en terme de défi ; défi majeur de mobilisation, d’engagement ; défi de mise en commun des synergies, des intelligences et des ambitions affûtées au contact de l’Europe, dans un partenariat de haute facture : à l’échelle nationale et locale.

A l’estimation, nous nous rendons compte, populations collectivités locales et autorités administratives de tous bords, que l’apport des partenaires a fondamentalement changé la vision des bénéficiaires.

Un partenariat responsable et de proximité 

            Le Partenariat, c’est tout d’abord l’exaltation pertinente d’un respect réciproque que sous-entend une culture avérée de la différence. La nouvelle génération de partenaires, partenaires, par exemple, de Cherbourg/ Octeville,  partenaires de Breteville sur Odon, de Fleury sur Orne organisés dans le cadre d’un comité de jumelage avec les populations de la Communauté rurale de Ouonck, l’association « Entre Aide », partenaires du « Kalounaye Diamora » de France, les Conseils ruraux de Coubalan et de Ouonck, partenaires institutionnels et enfin partenaires d’ACRA et du KDES, sont, à n’en pas douter, les acteurs prépondérants d’un dialogue permanent ; dialogue qui prend en compte les préoccupations et les interrogations des populations à la base. N’a-t-on pas dit que « le bonheur des collectivités résultera de la transformation des individus qui composent ces collectivités » ?

            La coopération décentralisée depuis bientôt une décennie s’est dotée d’une nouvelle approche qui a permis de dégager de nouvelles stratégies et qui s’appuient sur les objectifs et les priorités du Plan Local de Développement (PLD) réalisé à 85% , grâce aux efforts et sacrifices conjugués des partenaires et des populations des Communautés rurales de Coubalan et de Ouonck.

Le Plan Local de Développement fut l’objet de réflexions, de discussions, de renvoi à différentes « situations » aussi complexes les unes que les autres. C’est, en effet, la somme de tant d’énergies, de tant de combinaisons savantes, qui a  autorisé l’assemblage des pages d’un document aussi important.

Un projet de vie, de culture et de civilisation.

            Les populations, pour la première fois depuis l’Administration coloniale jusqu’à maintenant, venaient de prendre part à la conduite des affaires liées intimement au processus d’épanouissement de leurs conditions de vie.  Il faut saluer l’apport des partenaires, leurs expériences et leur philosophie d’approche, et toute la compréhension qui a couronné la prise en charge des programmes et actions logés dans le PLD.

            C’est une nouvelle ère avec l’émergence d’une nouvelle culture de coopération décentralisée qu’actionnent une expertise et une compétence avérée. Dans cette fusion d’actes qui se complètent et qui se répètent, les populations des Kalounayes ont su mesurer la quintessence des forces qui, tout au long du cheminement, ont contribué de façon nette et claire à affiner les comportements des uns et des autres. Pour l’heure, il s’agit d’agiter cet ensemble pour en faire un instrument capable de « tracter » l’élan novateur.

            Les Kalounayes ont très tôt cultivé leur union afin de dépassés les préjugés et les traditions rétrogrades qui, longtemps, ont assombri les voies de l’ascension des hommes et des peuples du Tiers-Monde vers le progrès, dans le cadre d’une maîtrise avérée du savoir.

            Le « Kalounaye Diamora » demeure le symbole de toute activité humaine de rapprochement entre les individus qui peuplent la contrée ; entre les villages. Les manifestations positives de ce symbole nous ont créé encore une fois cette « ouverture » vers l’Europe et le reste du monde ; symbole ou vecteur de la part de responsabilité que nous nous devons d’assumer dans la sphère de touts les projets qui concourent à rendre plus authentique, plus accompli celui fondamental de l’homme.

            Les Kalounayes (la zone) se sont investis dans tous les domaines :

  • Education
  • Santé
  • Agriculture
  • Environnement
  • Hydraulique
  • Microcrédits
  • Tourisme
  • Activités génératrices de revenues
  • Formation
  • Culture et sports, etc.

     Nous prendrons, par exemple, le secteur de l’éducation. Vingt et trois (23) écoles élémentaires ont permis la scolarisation, à un taux très satisfaisant de 105%, des enfants de six (06) à sept (07) ans, c’est-à-dire en âge d’aller à l’école.

Entre 1993 et 2005, quatre (04) nouveaux collèges furent construits et venaient s’ajouter à celui déjà construit à Coubanao en 1993. Le lycée de Coubanao, créé en 2004, annonçait le parachèvement de tant d’efforts et de sacrifices consentis, sans parcimonie, par les Conseils ruraux de Coubalan et de Ouonck ; les ONG intervenant dans le cadre du développement endogène durable, l’Etat du Sénégal, dans ses programmes de lutte contre l’analphabétisme qui, quoique l’on dise, est la plus grande « mutation » du 21° siècle.

            A côté des écoles élémentaires, des collèges d’enseignement moyen (CEM), du lycée, il y a aujourd’hui sept (07) Maternelles, plus une Case des Tout-petits.

Toutes ces réalisations ont été fortement appuyées financièrement et techniquement par des partenaires extérieurs cités plus haut. Il faudrait mentionner que la communauté Aoura Abla Pokou (CAAP) Suisse a été la première ONG à donner le ton avec la construction de la Maternité rurale de Coubanao et le CEM de la même localité ; la dotation en manuels, ordinateurs et autres matériels de :

- L’école élémentaire

- Du collège d’enseignement moyen (CEM)

- Du centre d’enseignement technique féminin (CETF).

L’action de développement partagé et de proximité a été véritablement enclenchée par les ONG ACRA, Le Comité Pavia Asti Sénégal, avec comme partenaires à la base l’ONG KDES et les populations et comme coordinateur principal le Conseil rural et cela dans la Communauté rurale de Coubalan. Les partenaires de Cherbourg/Octeville initié avec leur Comité KADJAMOR de Finthock des projets de développement qui ont trouvé des prolongements dans le cadre des échanges entre partenaires. Ils sont les précurseurs du projet « eau ». Il en est de même pour le jumelage Breteville sur Odon, Fleury sur Orne avec la Communauté rurale de Ouonck.

Il faut reconnaître que les projets programmés et réalisés ont eu des répercussions bénéfiques et ont permis de trouver des solutions aux préoccupations majeures des populations. Toute cette panoplie d’activités généreusement menées mérite d’être saluée, magnifiée et dignifiée.

Des collectivités locales pas comme les autres.

La lutte entreprise par nos conseils ruraux, nos organisations de base et nos partenaires extérieurs embrasse, encore une fois, des domaines variés qui commandent l’implication de chacun de nous parce que les défis requièrent notre aptitude à nous projeter dans le « futur » pour en saisir les différentes manifestations et les maux qui, présentement, tenaillent la planète.

L’unité des hommes et le respect de la différence sont des valeurs qui pourraient aider à annihiler le malentendu historique et pousser les peuples du Tiers-Monde vers les espaces de progrès.

            La Radio communautaire rurale doit rester le support privilégié de toute cette gamme de chantiers qui sont : des aménagements hydro-agricoles (digue anti-sel et de retenue d’eau à Djiguinoume, Dioubour, Boulindieng, Boutolatte et Bourreck ; digue anti-sel et de retenue d’eau à Coubanao sur une longueur de 8,500 km, à Tapilane, à Santack et celle qui enjambe le bras du Soungrougrou à hauteur de Ndiagne) aux opérations de stockage et de distribution de semences d’arachide par l’ONG KDES. Le Comité Pavia Asti-Sénégal (CPAS) s’est engagé avec le KDES et le Conseils rural de Coubalan dans le processus de mécanisation, c’est-à-dire de modernisation de l’agriculture avec l’achat d’un tracteur après celui des trois (03) motoculteurs. C’est là l’aboutissement d’efforts conjugués par la Région de Lombardie, les Communes de Pavia et d’Asti, les Communes et les Ecoles de Vimercate et de Ronco Briantino (Région de Milan).

            Le fonds de développement local (FDL) mis en place par la région de Lombardie et l’ONG ACRA a permis de construire sept (07) classes et de réfectionner six (06) classes dans la Communauté rurale de Coubalan, de deux classes dans la Communauté rurale de Ouonck. Il a aussi permis la construction du mur du foyer des jeunes et de la culture de Coubanao, la couverture en tôles galvanisées de celui de Bourreck.

            Dans le domaine de l’allègement des travaux domestiques, il faut noter l’achat par l’ONG ACRA de trois (03) moulins à mil, de trois décortiqueuses à riz. Elle a en outre participé à l’alimentation du fonds de départ du groupement d’épargne et de crédits devenu aujourd’hui le Mutuel d’Epargne et de Crédits « Sof Lit » agréé par le gouvernement du Sénégal et qui intervient dans le financement de microcrédits, tout en appuyant et accompagnant les femmes, les jeunes et les moins jeunes dans leurs activités génératrices de revenus. A côté de la Mutuelle d’Epargne et de Crédits « Sof Lit » il y a le CREC de Coubalan.

            Les acteurs locaux ONG ACRA, le Comité de Jumelage KADIAMOR et les partenaires de Milan, de Pavia et d’Asti, des partenaires de Cherbourg Octeville, ont soutenu sans réserve les efforts du KDES dans l’exécution de leur programme de formation en batique, la fabrication de savons et de bougies, la transformation des fruits en sirop. L’organisation de séminaires a porté sur l’acquisition et la consolidation des connaissances ce qui, indubitablement, a contribué à l’amélioration du cadre et du niveau de vie et, par voie de conséquence, à la transformation du milieu.

            Nous pouvons, sans ambages, affirmer que  les Conseils ruraux de Coubalan et de Ouonck peuvent se vanter d’avoir réalisé un bilan éminemment positif d’avoir réalisé l’unité des cœurs, d’avoir animé l’élan issu des profondeurs de la terre des Kalounayes et qui a sous-tendu toutes nos ambitions et installé celles-ci sur un piédestal de justice, de paix et de bonheur, alliés naturels de tout développement durable.

            L’on se souviendra que le 5 juin 1992 quand les pays du Tiers-Monde se sont donné rendez-vous à Rio au chevet de l’Environnement. Depuis ce sommet de Rio de Janeiro au Brésil, les problèmes souvent évoqués et qui commandent les solutions urgentes et efficaces sont :

-   Sauvegarde des ressources naturelles et halieutiques

- Protection de la forêt (exploitation rationnelle des produits forestiers)

-      Protection de l’environnement (lutte contre les feux de brousse, reboisement, assainissement de l’environnement immédiat, séminaires sur le code forestier, la gestion du patrimoine foncier, etc.

Des initiatives qui recoupent les préoccupations des nations lors du sommet de Rio ont été prises à l’échelle locale par les Conseils ruraux de Coubalan et de Ouonck, soutenus et financés par les ONG ACRA, le CPAS, le KDES et le Comité de Jumelage KADIAMOR. C’est pour dire que treize (13) bois de rônier  dans la Communauté rurale de Coubalan et cinq (05) dans la Communauté rurale de Ouonck ont été réalisés, 104 ha de mangrove, 1000 palmiers « ténéra » plantés dans la Communauté rurale de Coubalan.

L’approche a conduit les acteurs locaux à mettre sur pieds des comités de vigilance ; des vélos ont été mis à la disposition de ces comités en vue d’une surveillance assidue et accrue de la forêt. Une demande à été formulée et des dispositions prises par les quatre communautés rurales de Coubalan, de Ouonck , de Niamone, de Tenghory et la Commune de Bignona pour que l’Etat leur confie la gestion de la forêt des Kalounayes ; demande appuyée techniquement par le PERACOD.

La valorisation de la médecine traditionnelle connaît une ampleur sans précédente avec l’organisation des « Tradipraticiens », la tenue des séances d’information et de formation.

Il faut mentionner les rencontres et échanges avec ceux de la République « sœur » du Mali, l’assistance des partenaires européens et sénégalais de l’ONG ACRA et du KDES.

            La couverture sanitaire dont bénéficie la zone des Kalounayes est assurée par cinq (05) postes et 17 (dix sept) cases de santé. Celle-ci fait de cette partie sud du département de Bignona l’une des mieux desservis en matière de soins de santé primaires.

            L’adduction d’eau et de branchements sociaux concernent les 13 villages qui composent la Communauté rurale de Coubalan, 04 parmi eux consomment déjà l’eau du « robinet ». La fin des travaux verra la réalisation de 02 autres forages à Finthiock et à Djiguinoume qui viendront s’ajouter aux 03 autres de Coubanao, de Coubalan et de Mandouar en cours de réhabilitation d’équipement. Il s’agit en outre de la construction de 03 châteaux d’eau, et cela d’ici 2009. Le projet de latrines dans toutes les concessions des 13 villages de la Communauté rurale de Coubalan vient s’insérer avantageusement dans celui du programme hydraulique et d’assainissement. Il est annoncé la mise à la disposition des populations 720 latrines à eau grâce au soutien financier de M. Mario et de l’ONG ACRA.

            La nouvelle planification des projets et des actions prévoit dans une des communautés rurales de l’Arrondissement de Tenghory la construction d’une Case des Tout-petits.

Des séances de RAF (recherches, animation et formation) sont prévues dans les localités de Bourreck, Kafoye, Mandouar, Fangoumé et Boutolatte.

            Les Kalounayes, zone touristique, se sont promis et se sont attelés à produire un tourisme responsable et intégré, avec incidence bénéfique dans le vécu quotidien des populations à la base. 05 campements ont été construits à partir d’une architecture traditionnelle, architecture porteuse d’un message culturel de haute teneur philosophique et d’un symbolisme dicté par la nature. Il s’y ajoute la localisation d’un parcours et site qui nous permettent d’offrir à nos hôtes tout le langage de la faune et de la flore ; le calme qui vivifie nos pensées et qui constitue, en d’autres termes, un ciment de solidarité, de tolérance et d’échanges.

            En nous renvoyant à la prophétie du Commandant Touze, administrateur de la subdivision de Bignona, nous saisissons avec bonheur le fait que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) scrutent le « ciel » des Kalounayes avec l’installation d’un centre informatique à Coubanao.

            Le monde, aujourd’hui, est à portée  d’une vision globale et synthétique à la fois et qui couve nos inquiétudes, nos interrogations, mais également nos espoirs. Le centre informatique nous promène dans un monde « rétréci » ; une mappemonde d’images, d’images concises de forêts, d’océans, de fleuves, de villes et de montagnes : toute la représentation physique d’un séjour terrestre.

            Nous disons merci à toutes celles et à tous ceux qui ont conditionné une telle ouverture d’un tel partenariat. Merci à l’association « Kalounaye Diamora » de France et d’Europe, au Maire de la Commune de Cherbourg Octeville, au Président du Conseil régional de Caen.

            La radio communautaire est l’illustration de la voix de tout un peuple sous le « soleil » des Kalounayes.

Cette voix que l’on entend chaque jour, chaque nuit  grâce à  WORLD EDUCATION SENEGAL; une voix que l’on voudrait entendre tout le temps, sans cesse, dans les champs, dans les clairières, dans les tourbillons de vent, une voix que l'on voudrait entendre via Internet pour permettre à la Diaspora de suivre l'évolution de leur terroir.

            Nous allons rendre grâce à elle (la radio communautaire), sceller le pacte de vie sur les parchemins de grandes révélations.

            Nous vous saluons, vous de la Mairie de Cherbourg Octeville, vous du Conseil régional de Caen, vous de l’association « Kalounaye Diamora » de France et d’Europe, vous des terres profondes, liquides de brume de neige et de pluie, mais de tolérance, de paix et d’amour pour vos semblables.

 

 Lamine Kéba Sonko

 

 

           

 

 

           

 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Bodian 27/03/2015 11:11

je suis de boulindien,vous êtes entrain d'abattre un travail salutaire mais je vous suggère à inviter parfois les étudiants des kalounayes sur votre plateau à contribuer à vos démarches pour un développement inclusif où chacun ne se sentira mis en marge.sinon je vous félicite et vous encourage.vive le kalounaye!!!!