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Le blog du Lycée de Coubanao

Contribution : Faut-il brûler le Kankourang .... ?

13 Mai 2011 , Rédigé par Lycée de Coubanao.over-blog.com

Coubanao

Faut-il brûler le Kankourang pour asseoir la paix sociale au sein des Communautés ?


Il n’y a pas une seule année où le Kankourang, ce masque mythique des traditions mandingues, adoptées aujourd’hui par d’autres ethnies sénégambiennes, ne fasse parler de lui et en mal. Les ‘sorties’ du Kankourang sont devenues ces dernières années un fait-divers fréquemment relayé par la presse. Plusieurs exemples le démontrent. C’était à Marsassoum en 1987, qu’un conflit, du fait de l’irrespect au rite du Kankourang, opposa les populations locales à un ressortissant de Guinée-Bissau, du nom de Solo. Ces incidents tragiques de Marssassoum -puisqu’ayant occasionné une perte en vie humaine - ont été suivis quelques années plus tard par un conflit entre jeunes de Sédhiou et le Préfet de la localité du fait toujours des problèmes nés du Kankourang.

En janvier 2011, les enseignants du Cem de Sandiniéry, par devoir de solidarité avec une de leurs collègues molestée par un Kankourang, ont décidé d’arrêter les cours et se réfugier à Sédhiou sous l’escorte des forces de l’ordre.

A la base de tous ces incidents, se pose tout le temps le problème du respect ou non de ce masque craint et encore respecté dans les villages contrairement aux centres urbains où il est plus que banalisé. C’est la même chose qui s’est produite à Koubanao (département de Bignona) dans le courant du mois d’avril 2011 avec la médiatisation que l’on sait.

En effet, dans la dernière période, presque tous les villages de la zone étaient en circoncision, ce qui rime avec Djambadong (danse des feuilles) et Kankourang. On ne peut pas imaginer un rite d’initiation chez des peuples mandingues et assimilés sans le Kankourang. Ainsi, le 19 avril 2011, le Kankourang entre dans la maison d’un enseignant du Cem de Koubanao tapant la porte de sa maison comme il le fait dans toutes les autres concessions du village. Le 20 avril 2011, les enseignants du Cem de Koubanao, soutenus par les enseignants de toutes les écoles de Koubanao (2 écoles primaires, Case des Tout-Petits, école maternelle et Centre d’enseignement technique féminin) y compris ceux originaires du village de Koubanao même et des Kalounayes, décrètent, sans préavis, une grève jusqu’au mardi 26 avril 2011.

Le 21 avril 2011, des chefs des établissements scolaires du village et les populations se rencontrent afin d’aplanir la situation. Tout le monde s’était félicité de l’issue heureuse de la réunion qui a eu lieu au moment où une bonne partie des enseignants avait déjà fini de quitter le village. A la reprise, le 26 avril 2011, le Kankourang qui poursuivait des jeunes dans une maison, trouve un enseignant du Centre d’enseignement technique féminin (Cetf) qui a été sûrement pris de frayeur. Il faut se mettre à la place du frère enseignant pour comprendre l’émotion qu’il a eue de se voir entouré d’un Kankourang accompagné d’un groupe de jeunes. Il convient toutefois, de souligner qu’aucun enseignant n’a été ‘battu à mort.’

Pris certainement de peur, le 27 avril 2011, les enseignants du Cetf firent appel à leur ministère de tutelle. La gendarmerie et l’armée débarquèrent à Koubanao pour évacuer sous escorte les enseignants. C’est fort comme image dans une région de Casamance troublée par plus de deux décennies de violence sans issue. L’image peut difficilement être comprise par des populations des Kalounayes qui se sont battues pour faire de leur zone un havre de paix et un espace riche en initiatives de développement local.

A la base de toute cette histoire, comme celles citées au plus haut, c’est toujours la défiance des pratiques culturelles auxquelles s’identifient des populations, à l’exercice de leurs droits culturels. C’est le refus ou la difficile adaptation des uns et des autres à la culture des communautés où ils vivent, où ils ont volontairement choisi d’élire domicile.

Dans cette affaire, deux faits méritent une attention toute particulière : la mesure administrative tendant à la fermeture des écoles du village de Koubanao et le Kankourang, comme expression des droits culturels des populations, lui-même.

Sur la mesure administrative tendant à la fermeture des écoles :

La mesure administrative qui serait venue ‘d’en haut’ tendant à la fermeture des écoles du village de Koubanao, ne semble prendre en considération que les intérêts des enseignants dont elle veut protéger l’intégrité. Elle ne s’est point souciée du droit des enfants à l’éducation. Elle ne s’est pas non plus préoccupée de la concertation préalable requise en pareille circonstance avec les populations locales qui n’ont plus rien à prouver en termes de sens des responsabilités, d’esprit républicain, d’engagement pour l’éducation de leurs enfants.

L’autorité administrative auteur de cette mesure n’a même pas daigné en discuter avec le chef du village pour recueillir, au moins, son avis, sa version des faits.

Bien entendu, elle a sans ambages accordé plus de valeur à la vie des enseignants qu’à celle des apprenants et de leurs familles. Elle aurait pu faire preuve de reconnaissance à l’esprit citoyen des populations des Kalounayes en général et celles de Koubanao en particulier qui, de 1957 à nos jours, c'est-à-dire avant l’accession du Sénégal à l’indépendance, n’ont ménagé aucun effort pour se doter des infrastructures socio-éducatives dont elles ont besoin. C’est le cas de l’école primaire construite en 1957 grâce à la mobilisation de ressources financières locales. C’est le cas du Centre d’enseignement technique féminin, construit par les populations elles-mêmes dans une stratégie de lutte contre l’exode rural et la traite des jeunes filles. C’est le cas de l’actuel lycée construit et équipé par les populations qui ont, par la suite, demandé son érection en Cem. Il en est de même dans le secteur sanitaire, dans le domaine des Ntic et tant d’autres.

C’est également grâce à leur sens de responsabilité que les populations de Koubanao et des Kalounayes ont, malgré l’instabilité que connaît la Casamance, su préserver leur zone de l’insécurité en s’adonnant à fond à la promotion des initiatives de développement local. Les populations l’ont fait en suppléant à la carence de l’Etat sur qui pèse pourtant l’obligation de rendre effective la jouissance de leurs droits économiques, sociaux et culturels.

Forte de ce qui précède, l’autorité administrative aurait pu éviter de fermer les écoles et d’évacuer les enseignants sous escorte de l’armée et de la gendarmerie sans pour autant en discuter préalablement avec les populations locales. Une telle attitude aurait l’avantage de ne pas donner à cette banale histoire la dimension qu’on lui a attribuée. Elle aurait également pu éviter de présenter les Kalounayes et le village de Koubanao comme une zone d’insécurité. C’est tout faux et ce ne sont pas les agents de l’Etat vivant dans ce village qui diront le contraire. Certains d’entre eux y vivent 12 mois sur 12 et dirigent des associations de jeunes. D’autres y ont construit leurs maisons et y ont pris femme.

Cette mesure administrative a, par ailleurs, la fâcheuse impression de ne pas accorder de l’importance aux droits culturels des populations attachées au rite du Kankourang.

Sur le rite du Kankourang :

Des voix téléguidées, parfois peu averties, se sont arrogé le droit de jeter l’opprobre sur les traditions de populations, de juger le rite du Kankourang, expression des droits culturels, de coutumes, de traditions, d’une autre époque. En le disant, ces personnes ne prennent malheureusement pas conscience, certainement par ignorance, du mépris culturel qu’ils manifestent vis-à-vis de tous les peuples qui pratiquent le rite du Kankourang. Ce rite qui accompagne les cérémonies initiatiques, n’est rien d’autre qu’un élément de la tradition noire africaine que l’on devrait enseigner dans nos écoles.

En prenant cause et partie pour l’obligation qui incombe à chacun de respecter les droits culturels des autres, je n’ignore pas les pires déviations dont le rite fait l’objet. Je n’ignore pas non plus la banalisation dont le Kankourang fait l’objet par certaines d’entre les populations chargées de le protéger. Je ne saurais non plus accepter que de telles manifestations enfreignent au principe de l’inviolabilité qui gouverne le fonctionnement des édifices publics comme les écoles. Mais, il ne faudrait pas non plus que cela serve de prétexte pour fouler la dignité de ceux qui s’identifient à ce rite. Ce rite fait d’autant plus la fierté de ceux qui le pratiquent que le Kankourang est élevé au rang de patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco. Ce qui montre son originalité, son importance sur le plan culturel au niveau mondial. Ce n’est pas difficile de le comprendre surtout pour des intellectuels qui, normalement, devraient pouvoir appréhender des phénomènes de société à l’image des mécanismes de socialisation comme les rites initiatiques. J’aurais compris et non pas accepté si ce rejet provenait d’un non-africain.

Il faut alors éviter de piétiner les valeurs sociales, morales fondamentales auxquelles les communautés restent attachées afin de vivre en harmonie. C’est cela la voix que tout éducateur, en bon père de famille se doit de montrer aux enfants dont il a la charge de contribuer à l’éducation. Se doter d’infrastructures modernes et adaptées pour vivre de concert avec un monde en perpétuel mouvement sans s’anéantir culturellement et socialement, sans se dépouiller de ce que l’on est et ce que l’on possède de plus valeureux, de plus noble, c'est-à-dire nos valeurs culturelles, a été et restera le credo que les populations de Koubanao se font fixées, des années 50 à nos jours. Par le Kankourang, elles entendent exprimer leur volonté de continuer à jouir et à exercer leurs droits culturels qui sont comme tous les autres droits de l’homme, inaliénables. Et aucun droit de l’homme n’est d’une autre époque. C’est un droit et un devoir de le rappeler pour que nul n’en ignore.


Malamine TAMBA       malamine@yahoo.com

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Moise TENDENG 27/06/2011 21:39



Monsieur Malamine Tamba ,à lire votre article,on a comme l'impression que  vous étes un grand panafricaniste. Mais malheureusement ,je suis désolé de vous dire que vous ne l'étes
pas,que vous ne pouvez l'étre et  que vous ne le serez jamais. On note que vous ne connaissez pas grand chose sur ce  fameux kankurang ( que tout le monde connait au
méme titre que vous ou mieux) . Vous n'avez aucune lecon de morale à donner à quelque enseignant que cela soit. Vous ne faites que palabrer et parler ex 
nihilo ( parler vaguement , sans arguments solides). Et pour cela, le corps enseignant vous pardonne. Je ne saurais étre long comme vous  -car j'ai l'habitude d'aller droit au but-
, mais sachez que vous n'etes pas plus africain que personne, que nous on connait les réalités traditionnelles de Mama Africa. Tous les collègues qui nous viennent  d'autres horizons de
ce beau Sénégal  ont toujours été imprégnés de "vos réalités" et de ce que vous appelez "droits culturels". Aucun de ces vaillants enseignants -soldats de l'éducation- ne défia et ne défiera
jamais votre kankuran. Donc si vous le dites , on ne saurait à quelle réponse vous vous attendez. Donc c'est faux de dire ce que vous dites  et regrettable de lire cet article lamentable qui
a le seul mérite d'avoir détourné la Vérité ( ce qui est du rest négatif) .A quelle fin? Personne ne sait. Mais la Vérité est là et elle triomphera toujours ,à beau essayer
de la dénaturer , de la déshabiller et de la  masquer  pour des intérets personnels, matériels ou moraux. Merci de jeter un coup d'oeil à ce COUP DE FOUDRE...


"Le respect  s'acquiert en respectant  l'autre"


A suivre...



Djikanoum Kooné 03/06/2011 11:19



S'il ya des gens qui défient le Fambondi ce sont ces jeunes de Coubanao qui joue à cache cache avec lui. je n'ai que trop plein d'Exemples pour étayer mes propos.


1. Quand un Fambondi sort pour aller dévaliser boutique ( la boutique de Lamine TRA- Yentine) est ce du respect pour le Fambondi et pour la tradition de tout un peuple?


2. Quand le Fambondi lui-meme, crie et au moment ou tout le monde fuit; il répond à un appel téléphonique. Est ce du respect pour la tradition?


je pourrai donner beaucoup d'autres exemples. Ces événements nous ont montré des jeunes qui ne respectent pas les vieux alors que la plupart de ces jeunes étaient initiés. Et le but  de
l'initiation en pays Diola est de former un citoyen qui respectera les anciens car dit-on "le respect des anciens est une vertu bien sénégalaise. "


Quel est donc la responsabilité des parents ? C'est d'éduquer les enfants pour ne pas tomber dans ce Platon dit:" Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants , lorsque les fils ne
tiennet plus compte de leurs paroles(..........)


Voila en toute jeunesse et en toute beauté le début de la tyrannie."



Un Européen ! 26/05/2011 22:15



J'ai beaucoup de mal à vous comprendre en tant qu'Européenne ! J'ai suivi par téléphone et par  blog ce qui se passait à Couabano. J'aime la culture africaine, mais on est en 2011 ! ! ! et
les coutumes sont de l'ordre des musées et du folklore et ne doivent plus avoir cours dans la vie de tous les jours, même si l'unesco reconnait le Kankourang  comme patrimoine
immatériel...... en France aussi nous avons ce type de fétichisme dans nos campagnes mais c'est dans le "folklore".
Je pense qu'un pays comme le Sénégal doit se libérer de  ces coutumes ancestrales qui l'empêche d'avancer.....ici, c'était.... il y a 50 ans que cela n'existe plus.la Casamance doit prendre
son avenir en main par l' éducation de ces enfants, où l'histoire du pays avec ces coutumes doit être préservé, mais uniquement dans les livres.
   Mais votre avenir vous appartient, et vous ferez de votre pays ce que vous souhaitez.... mais attention l'Afrique n'est pas le monde et les autres continents avancent aussi dans le
progrès...pensez à l'Inde, le chine, le japon  avec leur technologie, ce n'est pas le cas de l'Afrique....que pourtant l'Europe aide beaucoup ....mais ces coutumes d'un autre age nous
déconcertent !



Christian-Ngor NDOUR 21/05/2011 00:29



Je n'ai pas été "témoin oculaire" des évènements malheureux objet de la "contribution" ci-dessus.


Cependant, pour avoir été le Premier Proviseur du Lycée de KOUBANAO, érigé sur les "cendres" du CEM du même nom, et en avoir "managé" l'équipe pédagogique et administrative pendant trois (3) ans,
d'Octobre 2005 à Septembre 2008, je crois pouvoir m'autoriser à apporter ma "contribution".


Je le fais d'autant plus que moi-même, j'ai vécu l'édition-2007 (??) de la Grande Cérémonie de l'Initiation (BOUKOUT) de KOUBANAO, et j'ai eu à "raser" les murs la nuit, en retournant de dîner de
chez "GOMIS" au lycée, pour raison de KANKOURANG /FAMBONDY...


C'est fort de cette "expérience", et moi-même particulièrement attaché au respect de NOTRE CULTURE, en ses VALEURS les plus Fondamentales, surtout dans ce domaine particulier de l'INITIATION
(MOI-MEME, j'ai fait le KASSAK sérère en Octobre 1962, dans mon village, BICOLE, bien connu dans le SINE pour son attrachement à la TRADITION, BIEN COMPRISE), qu'il m'est IMPOSSIBLE, INCONCEVABLE, de partager et de cautionner l'affirmation de Malamine TAMBA, selon
laquelle, je cite:


"A la base de toute cette histoire, comme celles citées au plus haut, c'est toujours la DEFIANCE (c'est nous qui souligons) des pratiques culturelles,
auxquelles  s'identifient des populations, à l'exercice de leurs droits culturels...C'est le REFUS ou laDIFFICILE ADAPTATION DES UNS ET DES AUTRES (nous
soulignons encore) à la culture des communautés où ils vivent, où ils ont volontairement choisi d'élire domicile".


Désolé, Monsieur TAMBA, ces "UNS ET AUTRES" qui "DEFIENT" ces "pratiques culturelles" NE PEUVENT PAS ETRE CES ENSEIGNANTS DONT J'AI PARTAGE LA
VIE A KOUBANAO, ET PENDANT UN BOUKOUT de surcroît. Désolé, encore Mr TAMBA,  MAIS, les ENSEIGNANTS  DONT  J'AI "MANAGE" LA MISSION, OH COMBIEN NOBLE, A KOUBANAO,
NE PEUVENT PAS ETRE CEUX-LA QUE VOUS QUALIFIEZ DE " DEFIEURS" . Ils se sont plutôt ADAPTES, voire INTEGRES, en adaptant même le calendrier scolaire à cette "TRADITION". Et vous savez très bien ce
que je dis là...


Enfin, que faites-vous donc et alors de ces enseignants "...Originaires du village de KOUBANAO et des KALOUNAYES..." qui ont participé à cette "décrétée sans préavis" ? Mais,
bon, peut-être que, pour vous, ce sont des  de piètres renégats" (à la David DIOP), des "Traîtres" , qui se seraient
rangés du côté de ces  enseignants "défieurs" de Tradition...


Signé:"Le Peit-Fils de DIAMBONE", qui salue fraternellement son "Frère de Sang", "Petit-Fils d'AGUENE". KASSOUMAY KEP !!!



visiteur 16/05/2011 12:55



J'ai toujours mal au coeur quand je lis de telles choses sur ce que l'on peut appeler 'les évènements de Koubanao'! Pourquoi ne devrait-on pas prendre le temps d'aller à la source pour vérifier
les informations avant de dire des gratuités et faussetés? Je ne l'ignore pas que vous etes fervent defenseur de ces valeurs culturelles qui seraient 'piétinées' par je ne sais qui-autorités ou
profresseurs-


Comme vous le dites, Monsieur, le 'Fambondi' et non le Kankourang était bel bien entré dans la demeure d'un sieur, et ce il ne le fait jamais dans les autres concessions du village (comme vous
l'affirmez). Nous etions tous là, temoins occulaires!


Aussi, seuls et seulement les profs du lycée ont préferé secher les cours suite aux menaces envers le sieur susmentionné et pour permettre aux villageois de sortir les enfants qui etaient dans la
brousse et du coup finir avec ces sorties de ces etres mystiques.


J'ai vraiment mal quand vous parlez de la renconrte du 21 avril. Quels chef d'etablissement a assisté à cette rencontre? Pour dire la vérité, aucune autorité n'est venue voir les autorités du
lycée ne serait-ce que pour sympatir alors tous etaient tenus informés de la situation. 


Quel enseignant avait quitté le village de Koubanao avant cette date du jeudi 21 avril au moment où ils étaient enfermés dans leurs chambres?


Je ne suis pas de Koubanao, mais il est une partie de moi. Quand on s'investit corps et ame, sans contre partie aucune et intérêt personnels inavoués, pour le developement de cette zone, il ya
quoi s'enerver lorsque l'on profere ces genres de propos.!!!


Le temps n'est plus à sauver son image, à jeter des pierres ou des fleurs à qui que se soit, après des hésitations et un silence jusque là pas toujours compris, c'est plutot le moment de
s'autocritiquer et preparer l'avenir de ces jeunes enfants. Nous avaons tous tort d'avoir hésité, d'avoir eu ce silence, d'avoir choisi ce metier d'enseignant!!!! ça fait mal et c'est humiliant!


Tot ou tard la vérité, tant cachée aux hommes, finira par eclater, car tous rendront compte au dernier jour!!!!